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La possible consolidation des télécoms en France rythme l’assemblée générale d’Orange / Alors que les négociations exclusives se poursuivent, les étapes restent de taille
L’assemblée générale d’Orange a pris place, cette année, dans un contexte particulier. L’opérateur de télécommunications est en effet, aux côtés du groupe Iliad (Free) et de Bouygues Telecom, toujours engagé dans des négociations exclusives avec Altice France pour le rachat de SFR. Une opération complexe, pour laquelle 20,35 milliards d’euros ont été posés sur la table et à propos de laquelle les discussions se poursuivent, la période d’exclusivité ayant été prorogée jusqu’au 5 juin prochain. Si tant est qu’un accord soit effectivement bien trouvé à leur issue, il restera à la transaction d’être passée au peigne fin par les autorités antitrust. Partant, les sujets de la consolidation du secteur des télécommunications et du rachat de SFR auront logiquement ponctué l’ensemble des interventions.
Des signaux de bon augure
« Nous le clamons et réclamons depuis des années. Il faut permettre l’émergence de champions français et européens, il n’y a pas de souveraineté numérique européenne sans opérateurs solides, capables d’investir dans les réseaux et les nouvelles technologies », a ainsi assuré Jacques Aschenbroich, le président du conseil d’administration d’Orange, en ouvrant la séance (qui a, à son issue, transmis le relais de la présidence du groupe à Frédéric Sanchez, le président du groupe d’ingénierie industrielle Fives, et été réélu en qualité d’administrateur au sein du board). À cet égard, Jacques Aschenbroich a regretté les postures parfois difficilement compréhensibles des autorités de régulation, compte tenu des enjeux auxquels fait face l’Europe, ces derniers reposant sur des constats établis et partagés.
La récente publication, par la Commission européenne, d’une première ébauche de la révision des lignes directrices encadrant les opérations de concentration « montre une inflexion dans le schéma de pensée et, je l’espère, une réelle prise de conscience », a-t-il indiqué, pointant par ailleurs que l’intensité concurrentielle resterait vive dans l’Hexagone, en cas de passage de quatre à trois opérateurs. Un argument partagé par Christel Heydemann, ayant regretté que l’Europe pâtisse encore de son cadre réglementaire sur plusieurs aspects et notamment sur le plan de la consolidation.
Paris ou Bruxelles ?
Alors qu’un actionnaire cherchait à savoir si l’examen concurrentiel du dossier du rachat de SFR pourrait prendre place à Paris ou Bruxelles, la directrice générale du groupe a indiqué que cela n’en changerait pas la nature. « Nous travaillerons avec l’autorité désignée, quelle qu’elle soit », a-t-elle répondu. Des précautions ont, forcément, été prises : l’offre et le partage des actifs qui en résulte ont été construits de sorte à respecter les seuils d’acceptabilité par les autorités de concurrence, a poursuivi plus après Christel Heydemann.
Après les manœuvres de consolidation engagées par Orange en Roumanie, en Belgique et en Espagne – où le groupe est d’ailleurs désormais le seul propriétaire de MasOrange, après avoir acquis les 50 % du capital détenu par son coactionnaire Lorca – cap donc désormais sur la France, a indiqué Jacques Aschenbroich, à un actionnaire qui l’interrogeait sur les perspectives du groupe en la matière. « Les choses sont claires. Il y a eu un intense travail de coordination entre les trois opérateurs qui ont fait une offre sur SFR, cela a pris 18 mois, il n’est pas commun que de constituer un consortium pour racheter un opérateur. Mais il reste encore des étapes extrêmement importantes », a-t-il rappelé.
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