Macro-économie / Taux
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"Déséquilibres mondiaux" : le G7 Finances s’accorde sur la nécessité de les réduire / Une marche à suivre encore nébuleuse
Les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 semblent bien décidés à résorber les déséquilibres mondiaux. À l’issue d’une réunion à Bercy d’un jour et demi, un communiqué a été publié pour faire état de leurs points d’accord, ce qui était loin d’être garanti (cela n’avait pas été le cas lors du G7 Finances de Chantilly en 2019, à l’occasion de la précédente présidence française). L’un des sujets majeurs poussés par la France que sont les « déséquilibres mondiaux » a d’ailleurs fait l’objet d’un consensus.
Pour mémoire, ce terme fait référence au fait que l’économie mondiale comporte des pays qui présentent des comptes extérieurs (balance des transactions courantes - exportations de biens, services et revenus ajustées des importations) de plus en plus excédentaires quand, par corollaire, d’autres sont de plus en plus déficitaires.
Comptablement, cela implique que les pays déficitaires investissent et consomment davantage que leur épargne nationale (privée et publique) ne leur permet, ils sont donc importateurs nets de capitaux, et inversement pour les pays excédentaires.
Des déséquilibres importants peuvent déboucher sur de nombreuses turbulences (crise de balance des paiements, bulle financière, déflation, etc.). La montée des tensions protectionnistes est également le fruit de ce phénomène, des pays déficitaires voyant dans leur désindustrialisation la faute des pays en excédent. Pour évaluer l’ampleur des déséquilibres, le Fonds monétaire international (FMI) calcule la somme en valeur absolue des soldes puisque la somme des balances des transactions courantes de par le monde s’additionne à zéro. En 2024, cet agrégat a connu une hausse inédite depuis la crise financière mondiale (hors crise pandémique et déclenchement de la guerre russo-ukrainienne).
« Nous convenons de la nécessité de remédier à ces déséquilibres, ce qui est dans l’intérêt commun des économies excédentaires comme déficitaires », peut-on lire dans le communiqué, qui explique qu’une action coordonnée serait bienvenue.
« Les pays présentant des déficits extérieurs importants et persistants devraient mettre en œuvre des politiques incluant le soutien à l’épargne intérieure et la consolidation budgétaire », soutient le G7 Finances.
Les pays présentant des excédents extérieurs importants et persistants devraient, eux, « renforcer les sources internes de croissance », jugent les ministres des Finances et banquiers centraux. « Selon les circonstances nationales, ces politiques de croissance pourraient inclure l’augmentation de l’investissement, la suppression des obstacles à une productivité plus élevée, la réduction des distorsions de marché, l’amélioration des filets de sécurité sociale, la levée des contraintes pesant sur la croissance de la demande privée et l’évitement de politiques distorsives ayant des effets de bord négatifs sur d’autres pays », détaillent-ils.
À qui ces recommandations s’adressent-elles ? Rappelons que la Chine, qui n’est pas membre du G7, et la zone euro (du fait de l’Allemagne et des Pays-Bas) représentent 40 % des excédents mondiaux, tandis que les États-Unis pèsent pour deux tiers des déficits mondiaux.
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