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Stellantis continue de cultiver ses alliances avec ses partenaires chinois / Au tour de celle avec Dongfeng de connaître une nouvelle impulsion
En marge de la présentation du plan stratégique de Stellantis, qui sera révélé depuis Detroit la semaine prochaine, le directeur général du groupe, Antonio Filosa, a commencé à semer des indices. Il y a quelques jours, dans le cadre du sommet « Future of the car 2026 », organisé par la Financial Times à Londres, il faisait en effet savoir que les partenariats devraient y occuper une place de choix, le constructeur automobile ayant appris à en connaître les vertus ces dernières années.
Les annonces en ce sens sont d’ailleurs d’ores et déjà à l’ordre du jour, notamment du côté de la Chine. Stellantis a en effet fait savoir, ce vendredi, avoir signé un accord de montée en puissance de sa coopération avec le groupe Dongfeng Group, avec qui il détient déjà la co-entreprise Dongfeng Peugeot Citroën Automobile (DPCA), qu’il entend relancer. Cette signature vise ainsi « à renforcer leur partenariat de 34 ans à travers la production commune de véhicules Peugeot et Jeep en Chine, destinés au marché chinois ainsi qu’à l’export », précise l’entreprise par voie de communiqué.
Les usines mises à profit
Dans le détail, DPCA devrait initialement produire deux nouveaux véhicules à énergie nouvelle, de la marque Peugeot, dans son usine de Wuhan, à partir de 2027. Ils s’inscriront dans la lignée des derniers concepts dévoilés par la marque lors du Salon de l’automobile de Pékin, cette année. Ces modèles seront destinés à la Chine ainsi qu’à l’exportation, précise le groupe. De plus, deux véhicules de la marque Jeep seront aussi produits à compter de 2027 dans cette même usine, mais cette fois pour les marchés globaux.
Appuyé par la province de Hubei et la municipalité de Wuhan, le projet représente un investissement combiné de plus de 8 milliards de yuans chinois, soit environ 1 milliard d’euros. La contribution du groupe issu de la fusion entre Fiat Chrysler et PSA sera de l’ordre de quelque 130 millions d’euros. Les deux entreprises ont aussi, par la même occasion, signé un protocole d’accord non contraignant pour une collaboration plus large avec Dongfeng Group, visant à renforcer leur coopération « en s’appuyant sur leur taille, leur expertise et leurs capacités de R & D dans l’industrie ». Cette annonce intervient dans un contexte où des informations de presse ont récemment relaté que, pour tenter de résoudre le problème de surcapacités de ses usines européennes, Stellantis pourrait en ouvrir les portes à Dongfeng. Le site de Rennes, en France, est par exemple régulièrement évoqué.
Elle prend aussi la suite de celle faite, la semaine passée par Stellantis, de vouloir franchir une nouvelle étape dans son partenariat stratégique avec l’entreprise Leapmotor. Pour mémoire, en octobre 2023, Stellantis était en effet devenu le principal actionnaire de cette jeune société chinoise, spécialiste des véhicules électriques, en acquérant 21 % de son capital. En parallèle, une co-entreprise – LPMI, détenue à 51 % par le groupe franco-italo-américain – avait été créée, disposant des droits exclusifs pour la commercialisation et la production des produits Leapmotor en dehors de la Chine continentale.
Une association bien lancée
Depuis, plusieurs lancements sont intervenus et la co-entreprise a expédié plus de 40 000 véhicules en Europe en 2025, précise le groupe. L’année passée lui aura aussi permis d’étendre ses activités à l’Amérique du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique, tandis que la marque a également été lancée au Mexique au mois d’avril. Désormais, afin d’augmenter la production sur le site de Stellantis à Saragosse, Leapmotor prévoit d’y produire l’un de ses modèles de SUV, avec un démarrage potentiel dès 2026. L’un des véhicules d’Opel devrait aussi profiter de composants issus de la co-entreprise, plus compétitifs, tandis que Stellantis prévoit aussi de s’appuyer sur la co-entreprise dans le domaine des achats.
Enfin, ou surtout, ce renforcement de partenariat pourrait bien produire des suites pour le site du groupe de Villaverde, à Madrid. En plus de l’attribution envisagée d’un nouveau véhicule Leapmotor à cette usine à compter de 2028, dans la perspective de l’arrêt programmé de la production de la Citroën C4, un transfert potentiel de sa propriété vers la filiale espagnole de LPMI est actuellement à l’étude. « La production à Villaverde respecterait les futures exigences du « Made In Europe » et les véhicules seraient commercialisés par LPMI sur les marchés européens, au Moyen-Orient et en Afrique », indique Stellantis.
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