Macro-économie / Taux
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Santé : des dépenses publiques qui menacent de dépasser la cible en 2026 / Les soins de ville au cœur du problème
Un petit vent contraire pour les finances publiques françaises. Un avis du Comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie évoque un risque que ces dernières s’affichent à un étiage supérieur à ce qui est prévu pour 2026 (objectif national des dépenses d’assurance maladie – Ondam).
Cette instance, entre autres composée de Fabrice Lenglart, directeur général de l’Insee, chargée d’alerter le Parlement, le gouvernement et les caisses nationales d’assurance maladie en cas d’évolution des dépenses d’assurance maladie incompatible avec le respect de l’objectif national voté par le Parlement, est préoccupée par l’exécution 2026.
Les dépenses de santé « risquent » de dépasser l’objectif voté par le Parlement, mais probablement pas au-delà du seuil d’alerte. Dans son avis publié, le Comité d’alerte estime qu’« en l’état des informations » disponibles, « le risque d’un dépassement du seuil d’alerte (0,5 % du budget, soit près de 1,4 milliard d’euros) paraît devoir être écarté».
Pour autant, les experts pointent un « risque significatif » de dépassement de l’Ondam qui resterait sous ce seuil mais pèserait sur l’équilibre des comptes sociaux. La vigilance se concentre une nouvelle fois sur les soins de ville. Le Comité d’alerte y identifie « de multiples risques de dépassement ».
En cause ? On peut citer la hausse des dépenses de médicaments, celle des honoraires médicaux et paramédicaux ou encore le dynamisme des dépenses des transports sanitaires. Par ailleurs, le Comité d’alerte évoque des retards dans la mise en œuvre de certaines mesures d’économies, notamment sur les prix des produits de santé.
En outre, les hypothèses gouvernementales comportent des incertitudes, note le Comité. Le ralentissement attendu des arrêts maladie est jugé « incertain », tandis que d’éventuelles tensions inflationnistes liées à la guerre au Moyen-Orient pourraient entraîner une hausse du SMIC et, mécaniquement, des indemnités journalières.
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