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FDJ United va s’attacher les services de l’ancien directeur financier d’Ipsos / En attendant, la Bourse sanctionne la révision de ses perspectives

Le groupe de jeux d’argent et de hasard a annoncé que Dan Lévy, l’ancien directeur financier d’Ipsos, allait s’installer à sa direction des finances et de la performance d’ici un mois. Une annonce faite à l’occasion de sa publication trimestrielle, laquelle a fait état d’un démarrage plus lent que prévu de son activité en début d’année, tandis que ses résultats ont aussi été pénalisés par la fiscalité sur le secteur. Des éléments qui ont poussé FDJ United à revoir à la baisse ses prévisions annuelles.
Siège de FDJ UNITED à Boulogne-Billancourt. Crédits : FDJ United
Siège de FDJ UNITED à Boulogne-Billancourt. Crédits : FDJ United

Au mois de décembre dernier, Ipsos annonçait le départ de son directeur financier, appelé à poursuivre sa carrière en dehors du spécialiste des études de marché et des sondages. L’on connaît désormais sa nouvelle destination : FDJ United a fait savoir, en marge de la publication de ses résultats trimestriels, que Dan Lévy serait nommé directeur finances et performances du groupe de jeux d’argent et de hasard à compter du 18 mai prochain. A ce poste, il remplacera Pascal Chaffard, qui a été nommé directeur général adjoint en charge de la business unit « paris et jeux en ligne », ainsi que de la stratégie et de la transformation opérationnelle de l’entreprise. Ce mouvement avait été dévoilé en février dernier, lorsque Pascal Chaffard avait été choisi pour succéder à Nils Andén, artisan de l’intégration du suédois Kindred depuis 2024, ayant de son côté quitté FDJ United.

 

Un portefeuille de marques rationalisé

 

Au regard du rachat de la maison mère d’Unibet – pour 2,6 milliards d’euros – et de son intégration, le groupe a d’ailleurs décidé il y a quelques semaines de procéder à l’unification de ses activités de paris sportifs et de jeux en ligne en France, en rassemblant ParionsSport en ligne et Unibet sous la marque Unibet, rappelle le groupe présidé et dirigé par Stéphane Pallez. « Cette rationalisation du portefeuille de marques, après l’acquisition de Kindred en 2024, vise à renforcer la lisibilité de l’offre, accélérer la croissance et améliorer l’efficacité opérationnelle », souligne ainsi FDJ United.

Il reviendra donc bientôt à Dan Lévy, qui avait opéré à Bercy et chez Société Générale avant de rejoindre Ipsos, de piloter les finances du groupe, dont la publication trimestrielle est froidement accueillie à la Bourse de Paris. Son titre décroche en effet d’environ 7 % depuis l’ouverture de la séance, en raison d’un démarrage plus lent que prévu en début d’année ayant conduit à une révision de ses perspectives annuelles.

 

Impact de la fiscalité

 

Le chiffre d’affaires (soit le produit net des jeux et le produit des autres activités), au titre des trois premiers mois de 2026, a reculé de 3,2 % sur un an, à 895 millions d’euros, incluant un impact négatif de 24 millions d’euros lié à la fiscalité sur les jeux. « FDJ United rappelle que la fiscalité sur les jeux d’argent et de hasard porte sur le PBJ [produit brut des jeux, en hausse de 1 % sur un an à 2,17 milliards d’euros à la fin du premier trimestre, ndlr] réparti entre les prélèvements publics et l’opérateur en fonction de la fiscalité afférente à chaque catégorie de jeux, fiscalité qui reflète des niveaux de gains des joueurs différents, et qui diffère d’une juridiction à l’autre. Ainsi, toute hausse de la fiscalité réduit mécaniquement le chiffre d’affaires et d’autant l’Ebitda courant, à charges opérationnelles stables », explique le groupe. Ces alourdissements de la fiscalité concernent la France, depuis la loi de financement de la Sécurité sociale de 2025, les Pays-Bas, la Roumanie et le Royaume-Uni.

« Dans un contexte toujours marqué par l’impact des hausses de fiscalité et par le durcissement de certaines régulations des jeux d’argent et de hasard, le groupe renforce ses efforts en matière d’efficacité opérationnelle, de synergies et de discipline financière, avec l’objectif de renouer dès le second semestre avec une croissance durable et créatrice de valeur au bénéfice de toutes ses parties prenantes », a ajouté Stéphane Pallez à l’occasion de la publication. Pour l’année à venir, le groupe vise ainsi désormais une légère progression de son PBJ et un recul de ses revenus du même acabit, alors que ces derniers étaient précédemment attendus en hausse modérée. Le recul du chiffre d’affaires impliquera un impact de 90 millions d’euros lié à la fiscalité additionnelle sur les jeux, précise FDJ United.

 

En fonction des activités

 

Au sein de ses perspectives, le groupe précise s’attendre à une croissance annuelle du chiffre d’affaires de la business unit « loterie et paris sportifs en réseau France », en dépit de son recul de 2 % (à 627 millions d’euros) observé au premier trimestre. Il s’explique notamment par des effets conjoncturels, pointe FDJ United, comme un moindre nombre de cycles longs pour les jeux de tirage, des rencontres sportives moins attractives et un taux de retour élevé aux joueurs pour les paris sportifs en point de vente. En revanche les jeux instantanés, en point de vente comme en ligne, sont restés dynamiques.

L’entreprise mise aussi sur une amélioration de la performance de la business unit « paris et jeux en ligne » par rapport au premier semestre, avec un retour à la croissance du PBJ au second semestre, qui sera soutenu par la mise en œuvre des plans d’actions en cours, notamment au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Au premier trimestre, le PBJ de la division a marqué le pas à hauteur de 1 % et le chiffre d’affaires de 8 % (213 millions d’euros). La marge d’Ebitda courant de FDJ United devrait de son côté être comprise entre 23 % et 24 % en 2026. Il était auparavant prévu que celle-ci soit stable, à 24,5 %.

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