Macro-économie / Taux
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PLF 2027 : Bercy prépare les ministères au régime sec / Baisse exigée - hors défense - des dépenses en valeur
Bercy donne le ton pour le prochain cycle budgétaire. Du fait de la volonté de l’exécutif de résorber le déficit public de 5,1 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2026 à moins de 3 % en 2029, les dépenses de l’Etat vont devoir assumer des efforts sensibles. C’est ce qui transparaît dans une lettre signée par Paul Bérard, directeur du Budget, par délégation du ministre aux Comptes Publics, David Amiel, envoyée à l’ensemble des ministres du gouvernement.
Alors que les conférences budgétaires se tiendront du 27 avril au 15 mai, elles initieront la procédure budgétaire, qui doit permettre au gouvernement de procéder aux arbitrages des plafonds de crédits pour l’année à venir, en vue de leur publication avant le 15 juillet. "Dans le même temps, des arbitrages devront être rendus à la fois sur les emplois et les autorisations d’engagement, tant pour 2027 que sur les annuités 2028 et 2029", souligne la lettre.
Dans ce cadre, la circulaire confirme la priorité donnée à la défense, appelée à voir ses efforts budgétaires poursuivis et amplifiés dans les années à venir. Cette orientation a un effet mécanique sur le reste des missions de l’État, qui devront absorber une partie de l’ajustement. "La conciliation de cette priorité avec la nécessaire maîtrise des comptes publics impose des choix: les budgets ministériels hors mission « Défense » devront globalement être en diminution, en valeur, par rapport à la loi de finances initiale (LFI) pour 2026 ; la maîtrise des effectifs inscrite en LFI pour 2026 devra être amplifiée", peut-on lire dans le lettre.
La circulaire insiste également sur la nécessité de revoir en profondeur les modes d’action de l’État, en appelant à une remise en question systématique des dispositifs existants. Les ministères sont ainsi invités à conduire « une interrogation systématique des interventions de l’État et de leurs modalités de mise en œuvre, qu’il s’agisse de l’organisation des acteurs qui en sont chargés ou des canaux de financement », afin d’identifier des économies dites structurelles.
La méthode retenue pour les conférences budgétaires repose sur une architecture en plusieurs temps. Un premier travail d’analyse portera sur l’évolution spontanée des dépenses sur trois ans, en prolongement des travaux techniques déjà engagés. Viendra ensuite l’examen des mesures d’économies, des éventuelles mesures nouvelles et des redéploiements internes. Dans le même esprit, la Direction du budget insiste sur la nécessité de fiabiliser les chiffrages et de converger sur des hypothèses partagées entre administrations, afin de limiter les divergences lors des arbitrages politiques.
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