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Demandes de brevets européens : ces secteurs où la France est particulièrement active / Une belle percée à relever du côté des technologies quantiques
L’innovation française tient son rang. Alors que l’Office européen des brevets (OEB) a enregistré en 2025 un nombre record de demandes (201 974 d’entre elles, soit une hausse de 1,4 % sur un an), la France est restée classée deuxième pays d’origine européenne pour ces dernières et conserve son sixième rang à l’échelle mondiale. Une position qui la place derrière l’Allemagne et ses 24 476 demandes - au deuxième rang mondial, derrière les États-Unis et avant la Chine, devançant quant à elle le Japon cette année, ainsi que la Corée du Sud -, en dépit de demandes tricolores s’affichant en léger recul. Au nombre de 10 932, elles se sont ainsi contractées de 0,4 %, mais représentent toutefois 5,4 % de l’ensemble des requêtes déposées auprès de l’office.
Trio de tête
Dans la lignée des chiffres publiés par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), les transports sont restés le principal domaine d’innovation en France l’année dernière. Rien d’étonnant ainsi à la lecture du podium des principaux demandeurs français, puisque Valeo et le groupe Safran occupent les deux premières places des demandeurs français. Ils sont suivis du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), de Thales et de Saint-Gobain, formant ensemble le "top cinq" des demandeurs français. « Au total, huit entreprises françaises figurent dans le Top 100 mondial des demandeurs à l’OEB. Parmi les nouveaux entrants figurent Schneider Electric (80ème) et Renault Group (85ème). Le CEA est une nouvelle fois l’un des deux seuls organismes publics de recherche à figurer dans le "Top 50" des demandeurs à l’OEB (44ème), aux côtés de la Fraunhofer-Gesellschaft (33ème) », indique l’OEB. À noter qu’Airbus et Stellantis, figurant dans le "top 50" mondial, sont classés comme néerlandais par l’OEB.
Si les transports tiennent donc le haut du pavé en matière de volumes dans l’Hexagone (1 103 demandes de brevets européens en 2025), leur nombre a toutefois reculé de 3 % l’année dernière. À l’inverse, l’informatique française rencontre une tendance dynamique. Elle est devenue le deuxième domaine d’innovation dans le pays, en progressant de 7,8 % entre 2024 et 2025 (pour 847 demandes), après un recul de 12,6 % en 2024. Thales figure, par ailleurs, parmi les 25 principaux demandeurs à l’OEB dans ce domaine, à la 24ème position.
Parmi l’ensemble de ces demandes en informatique, 141 concernent des sous-domaines liés à l’intelligence artificielle, soit une hausse de 19 % sur un an. Elles représentent ainsi 17 % de toutes les demandes liées à l’IA provenant d’Europe, parmi les 39 États du Vieux continent membres de l’OEB, contre 15 % en 2024. « Dans le domaine encore émergent mais en forte croissance des technologies quantiques, la France a enregistré en 2025 le plus grand nombre de demandes de brevet en Europe (42), soit 9 % des demandes européennes liées au quantique, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni. Deux start-ups françaises figurent parmi les 10 premiers demandeurs à l’OEB dans ce domaine : Alice & Bob (8ème) et Pasqal (9ème) », précise aussi l’OEB.
La santé plus à la peine
Les innovateurs français ont également déposé nettement plus de demandes dans le domaine des machines, des appareils et des énergies électriques, avec une hausse de 13 % (784 dépôts), comprenant notamment certaines inventions liées aux énergies propres, comme les batteries. Mais le secteur étant passé de la troisième à la quatrième place, il a forcément ravi celle d’un autre d’entre eux. Il s’agit ainsi de la santé, puisque les technologies médicales ont reculé en miroir au quatrième rang, et enregistrent ainsi la plus forte baisse sectorielle (en recul de 20,1 %, avec 595 demandes). « Les produits pharmaceutiques reculent de 9,7 % et les biotechnologies de 1,6 %. Ces deux derniers secteurs sont également en baisse au niveau de l’OEB. Malgré ce recul, les entreprises et organismes de recherche français restent des acteurs majeurs dans les technologies de santé. Dans le domaine pharmaceutique, l’INSERM se classe pour la deuxième année consécutive au premier rang des demandeurs auprès de l’OEB dans ce domaine. Sanofi occupe la troisième place, contre la quatrième précédemment. Dans les biotechnologies, Sanofi se classe deuxième pour la troisième année consécutive, tandis que l’INSERM se hisse à la troisième place, contre la quatrième l’année précédente. Dans les technologies médicales, Sanofi se classe 14ème au niveau mondial, contre 7ème l’année précédente », précise l’OEB. D’une manière plus générale, Sanofi se classe par ailleurs sixième demandeur français auprès de l’OEB.
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