Dirigeants, gouvernance
Dirigeants, gouvernance
Chez Hopium, la valse de la gouvernance se poursuit / Son conseil d'administration est désormais composé de quatre membres
Il y a de nouveau du mouvement au sommet d’Hopium. L’entreprise, qui est désormais spécialisée dans les piles à combustible hydrogène après s’être détournée de son projet de berline "Machina", a annoncé une évolution de la composition de son conseil d’administration. Hervé Lenglart, administrateur du groupe depuis mai 2021, a en effet présenté sa démission de ses fonctions d’administrateur. Elle est déjà effective et le board d’Hopium n’a, pour l’heure, pas procédé au remplacement de l’ancien patron du groupe de communication NetMedia Group.
D’un autre côté, le conseil a décidé de coopter Thierry Chambon en qualité d’administrateur, en remplacement d’une autre administratrice, Anne-Cécile Mathon-Montes, dont le mandat a pris fin au début du mois, à la suite de sa démission. Thierry Chambon a notamment dirigé Energisme, une entreprise cotée sur Euronext Growth et spécialisée dans la gestion des données énergétiques.
Sous réserve de la ratification de cette proposition lors de la prochaine assemblée générale, le conseil d’administration d’Hopium sera ainsi composé de quatre membres : Thierry Chambon, donc, Gabriel Rafaty, nommé à la fin du mois de février, ainsi que le président du conseil d’administration de l’entreprise, Pascal Ghoson et Thomas Picquette, son directeur général.
Ils avaient tous deux respectivement également été installés à leur poste à la fin du mois de février, afin de succéder à Stéphane Rabatel, qui avait quitté ses fonctions. Cet ancien de chez Renault, spécialiste de l’hydrogène, était devenu président-directeur général d’Hopium en février 2024, après plusieurs mouvements successifs à la tête du groupe.
L’annonce de la nomination de ce tandem avait aussi permis à l’entreprise de faire savoir que le tirage de la cinquième tranche de son contrat de financement obligataire avec le fonds Atlas Special Opportunities avait été sécurisé. Quelques semaines auparavant, il avait en effet indiqué explorer des pistes de financement alternatives à celles qui avaient été prévues dans son plan de continuation, validé par le tribunal des activités économiques de Paris en mars 2025 après le placement de l’entreprise en procédure de redressement judiciaire en 2023, alors que les discussions avec son financeur à ce sujet étaient toujours en cours.
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