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La Caisse des Dépôts s’apprête à faire un gros chèque à l’Etat / Une contribution aux finances publiques jamais vue depuis 2018

Pour 2025, le groupe dirigé par Olivier Sichel va reverser un montant record de 3,3 milliards d’euros à l’Etat, en hausse de 55 % sur un an. Une contribution dopée notamment par la surtaxe d’impôt sur les sociétés s’élevant pour l’institution publique à plus de 200 millions d’euros. Derrière ce chèque inédit, des résultats solides et des fonds propres en hausse, confirmant la capacité de la Caisse des Dépôts à conjuguer performance financière et soutien massif à l’économie.
Olivier Sichel (Photo : JOEL SAGET / AFP)
Olivier Sichel (Photo : JOEL SAGET / AFP)

La Caisse des Dépôts et Consignations porte bien son surnom de « bras financier de l’Etat ». Au titre de l’année 2025, le groupe, piloté désormais par Olivier Sichel, va verser 3,3 milliards d’euros de contribution publique à Bercy, soit une hausse de 55 % sur un an et un record depuis 2018. Une somme qui se décompose par 1,3 milliard d’euros au titre du résultat net consolidé du groupe (contre 1,5 milliard un an plus tôt), mais surtout de 1,215 milliard d’euros de prélèvement sur fonds d’épargne face aux 396 millions d’euros versés l’année précédente et de 822 millions d’euros de contribution représentative de l’impôt sur les sociétés (CRIS) par rapport aux 228 millions en 2024 - un montant très élevé dû à l’impact de la surtaxe de 203 millions d’euros. « Nous sommes soumis à la surtaxe, la Caisse des Dépôts est considérée comme une société au regard des finances publiques même si nous sommes un établissement public. Il s’agit donc pour 2025 d’un chèque très substantiel versé à l’Etat pour réduire la dette publique et nous sommes très contents de le faire », a expliqué le directeur général de la « Caisse », Olivier Sichel lors d’une conférence.

Il faut dire, de fait, que le groupe a su une nouvelle fois dégager des résultats importants. Pour 2025, le bilan agrégé est en hausse de 5 milliards d’euros sur un an, à 1 393 milliards d’euros, avec des fonds propres qui continuent de progresser, à 76 milliards d’euros contre 69,1 milliards d’euros en 2024. « Ceci est très important pour nous car ce sont les fonds propres qui nous permettent d’agir et de mobiliser plus d’argent pour les territoires et les entreprises. Plus on a de fonds propres et plus nous sommes sûrs de pouvoir prêter plus », a-t-il fait remarquer. Ils sont dans le détail, de 58,3 milliards d’euros pour la Section générale (+ 9,2 %) – avec un taux de croissance annuel moyen de 6,8 % depuis 2018 - et de 17,7 milliards d’euros pour le fonds d’épargne sous l’effet de sa bonne performance.

Si bien que le résultat net agrégé du groupe a atteint 5 milliards d’euros l’année dernière, stable sur 2024, année record à 5,1 milliards d’euros. L’on observera toutefois une répartition différente par rapport à l’année précédente avec un résultat consolidé de la Section générale à 2,6 milliards d’euros, en recul de 445 millions d’euros sur un an, impacté par la moindre contribution de Bpifrance dans un contexte de tensions sectorielles affectant notamment l’industrie automobile et les semi-conducteurs, et de dépréciations enregistrées par Suez, due à la dégradation des perspectives des activités eau et recyclage des déchets, mais composé par une forte contribution du secteur des infrastructures. Sur le fonds d’épargne, le résultat est très solide, à 2,430 milliards d’euros, contre 2,052 milliards en 2024. « Le plus remarquable est l’activité de prêts record puisque la Banque des territoires à 41,5 milliards d’euros l’année dernière », a souligné son ancien patron.

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