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Macro-économie / Taux

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Commerce : l’Union européenne fait feu de tout bois / Un nouvel accord de libre-échange conclu avec l’Australie

La Commission européenne a annoncé avoir mis sur pied un accord de libre-échange avec l’Australie, visant à renforcer les échanges, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et imposer des standards élevés en matière sociale et environnementale.
Anthony Albanese, Premier ministre de l'Australie et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne - Photo par DAVID GRAY / AFP
Anthony Albanese, Premier ministre de l'Australie et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne - Photo par DAVID GRAY / AFP

L’Union européenne (UE) accélère son pivot vers l’Indo-Pacifique. Après l’Inde il y a quelques mois, la Commission européenne a officialisé la conclusion d’un accord commercial avec l’Australie, première économie d’Océanie (Produit intérieur brut de 1 700 milliards d’euros). « Un accord commercial avec l’Australie renforce la position de l’UE dans la région indo-pacifique, de plus en plus importante », fait valoir la Commission européenne.

Les échanges entre les deux partenaires sont déjà soutenus : l’Union européenne a exporté pour 37 milliards d’euros de biens en 2025 et 31 milliards d’euros de services en 2024. Mais Bruxelles entend aller plus loin.

Au cœur du texte figure la suppression des droits de douane sur la quasi-totalité des exportations européennes, ce qui devrait générer plus d’un milliard d’euros d’économies annuelles pour les entreprises. Les services - des télécommunications aux transports maritimes en passant par la finance - bénéficieront également d’un accès facilité.

L’accord prévoit aussi un meilleur accès aux marchés publics australiens et garantit une égalité de traitement entre investisseurs européens, locaux et étrangers. Il inclut par ailleurs des dispositions en matière de mobilité, avec des quotas annuels pour chercheurs et ingénieurs.

Sur le plan agricole, secteur particulièrement sensible, Bruxelles met en avant un équilibre entre ouverture et protection. Les produits européens (vins, fromages, chocolats ou fruits transformés) verront leurs droits de douane supprimés, tandis que des quotas stricts encadreront les importations australiennes. « Cela établit un juste équilibre : les exportations australiennes de produits sensibles seront strictement limitées », assure la Commission.

L’accord prévoit également une place importante à la protection des indications géographiques, avec 165 produits alimentaires et 231 spiritueux européens reconnus en Australie, ainsi qu’à la défense des standards européens. « Les normes de l’UE ne sont pas négociables », rappelle Bruxelles, notamment en matière de sécurité alimentaire et de santé.

Au-delà du commerce, le texte se veut un instrument de régulation globale. Il inclut des engagements contraignants sur le climat, en lien avec l’Accord de Paris, ainsi que sur les droits des travailleurs et l’égalité femmes-hommes. « Les engagements en matière de développement durable sont juridiquement contraignants et applicables », précise la Commission.

Enfin, l’Union européenne cherche à sécuriser ses approvisionnements stratégiques, notamment en matières premières critiques, essentielles pour la transition énergétique et numérique. Qu’est-il prévu en la matière ? Bruxelles évoque notamment une réduction des droits de douane sur les matières premières critiques australiennes.

Les projets de textes négociés seront bientôt publiés. Une fois adoptés par le Conseil, l’UE et l’Australie signeront l’accord. Après la signature, le texte sera transmis au Parlement européen pour approbation. Après l’approbation de celui-ci, et une fois que le Conseil aura décidé de conclure l’accord et que l’Australie l’aura également ratifié, l’accord pourra entrer en vigueur.

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