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Veolia accélère sa décarbonation / Un cercle vertueux où l’impact génère la demande et la performance financière
L’entreprise l’assure : dans un monde instable, la sécurité environnementale constitue désormais un pilier de la sécurité économique à long terme. « La guerre a fait son retour au Moyen-Orient, où nous opérons des services essentiels. Les tensions géopolitiques redéfinissent les règles du commerce international, et l’incertitude semble être la nouvelle norme. C’est justement dans ces périodes difficiles que notre stratégie est plus qu’essentielle, puisque les défis environnementaux que nous devons relever aujourd’hui n’ont pas disparu : raréfaction de l’eau, pollution, perturbation de la chaîne d’approvisionnement. Au contraire, ils sont devenus des impératifs en matière de sécurité nationale et de souveraineté économique. C’est un impératif pour l’indépendance stratégique, pour que les villes puissent livrer leurs services, pour que les industries puissent produire, pour que les économies puissent croître. notre mission devient plus essentielle que jamais : faire en sorte que les ressources soient disponibles, fiables et abordables, promouvoir l’autonomie stratégique », a insisté la directrice générale de Veolia, Estelle Brachlianoff, à l’occasion d’une conférence dédiée à la performance extra-financière du groupe ce lundi matin.
L’impact alimente la croissance
Le plan stratégique GreenUp confirme cette dynamique. S’il a tenu ses engagements financiers l’an dernier, il a également permis au leader mondial de la transformation écologique d’atteindre dès à présent deux de ses objectifs environnementaux. En matière de régénération, 1,57 milliard de mètres cubes d’eau douce ont été économisés - dépassant déjà la cible de 1,5 milliard fixée pour 2027 - soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville comme Londres. Côté dépollution, 9,2 millions de tonnes de déchets dangereux ont été traitées, au-delà de l’objectif fixé (9 millions de tonnes). Enfin, sur le volet décarbonation, 24 % de CO₂ supplémentaires ont été éliminés en 2024 par rapport à 2023. « L’impact alimente la croissance. Tout est connecté. Lorsque nous économisons par exemple des milliards de mètres cubes d’eau, nous ne nous contentons pas d’atteindre un objectif. Nous sécurisons les alimentations en eau pour les villes et les industries, ce qui crée de la demande pour nos services. C’est la raison pour laquelle en 2025, le chiffre d’affaires des activités Boosters (l’énergie locale décarbonante, les technologies d’eau et le traitement des déchets dangereux) a augmenté de 8 % sur un an et l’Ebitda de 12 %. C’est un cercle vertueux. L’impact crée un besoin qui, à son tour, crée de la prospérité pour nos clients, pour nos collaborateurs, pour nos actionnaires », a poursuivi la dirigeante.
Un plan qui profite aux actionnaires
Sur son propre plan de décarbonation, Veolia enregistre également des avancées significatives : les émissions des scopes 1 et 2 ont reculé de 18,6 % en 2025 par rapport à 2021, soit un rythme de réduction proche de 5 % par an. « Nous avons réussi notre objectif de 2027 avec deux ans d’avance », s’est félicitée la directrice générale adjointe en charge des finances et des achats, Emmanuelle Menning, assurant que le plan de sortie de l’entreprise du charbon continuait à progresser. « L’année dernière, nous sommes sortis du charbon à Poznan, en Pologne, en exploitant de nouvelles installations combinant les centrales de gaz, le stockage de la chaleur et la biomasse. Avec 786 millions de CAPEX dépensés dans cinq usines de transition sur neuf, nous avons déjà dépassé plus de la moitié de notre plan de sortie du charbon », a-t-elle rappelé, annonçant la transformation prochaine de l’usine de chauffage de Karvina, en République tchèque en une usine multi-énergie. « D’ici 2029, nous allons éliminer le charbon et nous diriger vers un mix énergétique diversifié qui combine le CSR, la biomasse et le gaz naturel. Basé sur les sources d’énergie locales et circulaires, ce nouveau système va réduire de façon significative nos émissions de CO2 annuelles de 200 000 tonnes. Ce plan va profiter à nos clients qui vont profiter d’une offre diversifiée, durable et fiable ; à la planète qui va avoir moins d’émissions de CO2, plutôt de l’ordre de 4 milliards d’ici 2032, et évidemment à nos actionnaires, avec un taux de rendement de plus de 10 % », a promis Emmanuelle Menning.
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