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Macro-économie / Taux

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Commerce mondial : une incertitude qui domine l’horizon / Les tensions géopolitiques et les prix de l’énergie pèsent sur la reprise

Après une année 2025 plus dynamique que prévu, marquée par un essor des biens liés à l’intelligence artificielle, les perspectives pour 2026 et 2027 restent fortement conditionnées par le conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix du pétrole et des engrais.
Photo par GIUSEPPE CACACE / AFP
Photo par GIUSEPPE CACACE / AFP

Une croissance incertaine pour un commerce mondial en pleine mutation. La croissance du commerce mondial a surpris en 2025, avec un volume des échanges de marchandises en hausse de 4,6 %, bien au-dessus de la prévision de 2,4 % publiée en octobre dernier, indique un rapport de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les économies asiatiques ont été les moteurs principaux, représentant 71 % de l’augmentation totale, portées par la Chine, Singapour, Taïwan et la Thaïlande, et stimulées par un boom de l’investissement dans l’intelligence artificielle. Comme le souligne son rapport : « Le commerce en 2025 a été soutenu par la demande résiliente des marchés émergents et par les politiques fiscales et monétaires expansionnistes des économies avancées ».

Pour 2026 et 2027, les projections initiales laissaient espérer un ralentissement modéré, avec une croissance du commerce des marchandises estimée à 1,9 % en 2026 avant un rebond à 2,6 % en 2027. Cependant, le conflit récent au Moyen-Orient modifie profondément ce scénario. Le passage du pétrole par le Golfe, représentant près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole en 2024, a été fortement réduit, entraînant une flambée des prix pouvant peser sur le commerce mondial. Selon l’OMC : « Si le choc des prix du pétrole lié au conflit se maintient, la croissance du volume des échanges pourrait ralentir à 1,4 % cette année ».

Les conséquences s’étendent également aux services. Transport et voyages, secteurs particulièrement sensibles aux cycles économiques mondiaux, pourraient voir leur croissance tomber à 4,1 % en 2026 si les perturbations persistent.

La hausse des prix des engrais, conjuguée à celle de l’énergie, menace la production agricole mondiale et la sécurité alimentaire, touchant particulièrement des pays comme le Brésil, l’Inde et la Thaïlande, fortement dépendants des importations du Golfe.

Malgré ces risques, il existe aussi des facteurs positifs. Le dynamisme des investissements liés à l’IA pourrait compenser en partie les effets négatifs, permettant à la croissance du commerce des marchandises de rester comprise entre 2,4 % et 2,7 % si le conflit reste limité dans le temps.

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