Top 10 des plus grosses foncières françaises
1/Unibail-Rodamco : 20,5 milliards d'euros
De loin la plus grosse foncière française et européenne. Spécialisée dans les centres commerciaux, elle fait largement tourner son portefeuille d’actifs en arbitrant régulièrement des actifs et en acquérant d’autres pour les restructurer et les commercialiser. Cette société est dans tous les portefeuilles des fonds spécialisés en immobilier et fait partie du CAC 40 ce qui lui assure des échanges très liquides. Rien à voir ici avec de l’argent qui dort.
2/Klepierre : 10,1 milliards
Elle aussi spécialisée dans le centres commerciaux, Klepierre a un temps fait partie du CAC 40 avant d’en sortir assez rapidement faute d’une capitalisation boursière suffisamment importante. Le groupe est comme Unibail-Rodamco à la manœuvre pour étoffer son portefeuille de centres commerciaux, les restructurer et vendre les plus matures. Il s’est également rapproché d’un homologue néerlandais, Corio, lui permettant de prendre du poids et d’aborder de nouveaux marchés européens.
3/Gecina : 10,1 milliards
La foncière vient de réaliser une importante opération de croissance externe en rachetant Eurosic, autre entité également focalisée sur l’immobilier de bureaux. L’an passé, Gecina avait vendu sa division santé (Gecimed) à Primonial afin de concentrer ses efforts sur l’immobilier tertiaire. Cette entreprise fait régulièrement tourner ses différents actifs, l’idée étant d’en finir, à terme, avec la poche d’immobilier résidentiel qu’elle conserve encore.
4/ Foncière des Régions : 6,3 milliards
L’entreprise procède actuellement à différentes opérations de simplifications de ses structures afin de se rendre plus lisible vis-à-vis de ses actionnaires et des investisseurs. Elle est spécialisée sur l’immobilier de bureaux, résidentiel (en Allemagne) et les actifs hôteliers. Elle est également très implantée en Italie où elle gère un portefeuille de bureaux.
5/Icade : 5,4 milliards
Cette foncière est filiale de la Caisse des dépôts qui n’a pas toujours eu une vision linéaire la stratégie à suivre. Récemment, le bras financier de l’Etat a plutôt choisi d’en faire une foncière à part entière, abandonnant ses autres prérogatives (de logement social, par exemple). Dorénavant dirigée par un duo (Olivier Wigniolle, André Martinez), elle s’attelle à se focaliser sur les actifs de bureaux mais aussi les parcs d’affaires au cœur du futur Grand Paris. La société s’intéresse aussi de près à la santé (résidences pour retraités, cliniques de longs séjours), aux rendements réguliers et légèrement supérieurs à ceux de l’immobilier tertiaire.
6/Carmila : 3,2 milliards
Cette foncière, filiale de Carrefour et spécialisée dans les centres commerciaux, vient de s’introduire en Bourse. De grands investisseurs institutionnels ont répondu présent à l’appel et font partie du tour de table de cette entité qui a la spécificité de ne gérer que des centres commerciaux attenants aux magasins Carrefour en France, en Espagne et en Italie. Cette cotation est le fruit de longues années de maturation, les précédents patrons du distributeur français ayant tous reporté une telle issue, de peur de perdre la main sur la gestion de ces précieux actifs immobiliers. Au regard de la direction mise en place tout comme de son nouveau board, Carrefour est pourtant assuré d’avoir toute latitude sur la stratégie de cette filiale.
7/Altarea : 3,1 milliards
Cette société a pour particularité de fonder ses marges sur plusieurs piliers. Hormis celui de la gestion d’actifs de bureaux et de logements, elle a également celui de la promotion d’appartements et maisons individuelles, mais aussi le développement et la gestion de centres commerciaux. De quoi réussir à tirer son épingle du jeu même en période de vaches maigres, comme cela a été récemment le cas pour l’activité de promotion immobilière compensée par de bons rendements du côté des centres commerciaux.
8/ Foncière Lyonnaise : 2,6 milliards
La société dispose de très beaux actifs de bureaux en plein cœur de Paris et fait l’objet de toutes les convoitises depuis de nombreuses années. Mais son actionnaire de référence (à savoir plusieurs banques espagnoles qui ont pris le contrôle d’Immobiliaria Colonial à l’issue de sa défaillance) n’est pas vendeur. Son patrimoine, en valeur de marché était valorisé 5,7 milliards d’euros à fin décembre 2016.
9/Mercialys : 1,5 milliard
De la même manière que Carmila, Mercialys gère les centres commerciaux attenants aux magasins du groupe Casino. L’entité est toutefois cotée de longue date, Jean-Charles Naouri, le patron du distributeur ayant vu dans cette mise en Bourse la possibilité de mieux valoriser ses actifs immobiliers et l’opportunité de jouer sur le levier de la dette. A noter pour la petite histoire que l’actuel patron de Carmila, Jacques Ehrmann était l’ancien dirigeant de Mercialys.
10/Frey : 304 millions
Frey fait partie de ces sociétés immobilières de plus petites taille issues d’aventures d’entrepreneurs. Son patron et fondateur, Antoine Frey, s’est spécialisé dans la promotion mais aussi la gestion de « retail parks nouvelle génération ». Il possède encore 42% de son entreprise aux côtés des institutionnels habituellement friands de ce type de participations : Predica (Crédit Agricole avec 16,2%), Sogecap (Société Générale avec 5,5%) ou Cardif (BNP Paribas avec 5,5% également).
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