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La FED envisage de durcir ses stress-tests
Afin de s’assurer de la solidité de leurs banques, les régulateurs continuent de remettre en question les tests qu’ils leur font passer. La Réserve fédérale américaine réfléchit ainsi à un possible durcissement des stress-tests, auxquels sont chaque année confrontés les établissements depuis la crise financière. Il est « plus que probable » que les banques doivent faire face à une nette augmentation des exigences de capital post-stress », a indiqué lundi Daniel Tarullo, gouverneur de la FED, à Bloomberg TV. Ce qui voudrait dire que les firmes auraient à détenir plus de fonds propres pour être autorisées à verser des dividendes ou à effectuer des rachats d’actions.
En effet, les tests de résistance américains se décomposent en deux parties. Une fois les résultats des examens connus, la FED décide ou non de valider les plans de distribution de capital des établissements. Ces tests ont déjà coûté de l’argent et obligé certaines banques à tailler dans des secteurs. Parallèlement, la Réserve fédérale a demandé en juillet dernier à huit grandes banques, dont JP Morgan et Citigroup, d’accroître leurs réserves en capital de 200 milliards de dollars, soit des surcharges allant de 1 à 4,5% des actifs pondérés en fonction des risques pour les financières. Les établissements craignent depuis que les régulateurs ne les obligent à détenir plus de fonds propres même en période de stress potentiel.
Afin de tester au mieux les banques, Daniel Tarullo a émis plusieurs options. La première consisterait à imposer une « surcharge » de capital aux grandes banques. L’autre idée serait d’augmenter les exigences en capital de manière à prendre en compte les « contreparties partagées » entre les très grandes banques. Car depuis la crise, la Réserve fédérale s’inquiète des interconnexions entre les établissements de taille importante, qui pourraient avoir des effets dominos dans l’hypothèse où l’un d’entre eux irait mal.
« En ce qui concerne les plus grandes banques, vous devez être conscients que la crise financière et la grande récession ont coûté des milliards de milliards de dollars au pays », a justifié le gouverneur. Et d’ajouter : « Il nous incombe d’être sûrs que les vulnérabilités qui pourraient conduire à des difficultés financières sont traitées ».
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