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Macro-économie / Taux

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Sécurité sociale : c’est mieux que si c’était pire / Le déficit plus faible qu’attendu en 2025

Le déficit des régimes de base de la Sécurité sociale atteint 21,6 milliards d’euros en 2025, un niveau légèrement meilleur qu’anticipé. Mais derrière cette amélioration apparente, les comptes sociaux continuent de se dégrader sous l’effet du ralentissement de l’inflation et de dynamiques de dépenses persistantes.  
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées - Photo par TELMO PINTO / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées - Photo par TELMO PINTO / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

La santé financière des comptes sociaux français est moins dégradée qu’escompté. Selon les données provisoires arrêtées au 16 mars et encore en cours d’audit, le déficit des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’établit à 21,6 milliards d’euros en 2025. Ce résultat s’avère inférieur de 1,4 milliard aux prévisions de la loi de financement pour 2026, qui anticipait un déficit de 23 milliards d’euros.

Cet écart s’explique principalement par des dépenses moins élevées que prévu, tandis que les recettes sont globalement conformes aux attentes. Le surcoût lié aux allègements généraux de cotisations a été compensé par des recettes fiscales plus dynamiques.

Après une amélioration marquée entre 2021 et 2023, portée par la reprise économique et la fin progressive des dépenses exceptionnelles liées à la crise sanitaire, la trajectoire des comptes sociaux s’est inversée depuis 2024. En 2025, le ralentissement de l’inflation (+ 0,9 % après + 1,8 % en 2024) pèse sur la progression des recettes, tandis que les dépenses continuent d’augmenter en raison de mécanismes de revalorisation retardés.

Autre facteur de dégradation : la fin d’un transfert exceptionnel de recettes de CSG en provenance de la Caisse d’amortissement de la dette sociale vers la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, qui avait soutenu les comptes en 2024 à hauteur de 2,6 milliards d’euros.

La situation reste contrastée selon les branches. La branche maladie concentre l’essentiel du déficit, à 15,9 milliards d’euros, en lien avec la dynamique des dépenses de santé. La branche vieillesse se dégrade également, avec un déficit de 7,2 milliards d’euros, pénalisée par le décalage des mécanismes de revalorisation des pensions dans un contexte de désinflation.

La branche autonomie revient quasiment à l’équilibre, après un excédent exceptionnel en 2024, tandis que la branche accidents du travail - maladies professionnelles bascule en déficit. Seule la branche famille maintient un excédent stable, à 1,2 milliard d’euros, soutenue par une progression modérée de ses dépenses dans un contexte de baisse de la natalité.

Le Fonds de solidarité vieillesse reste excédentaire à 0,4 milliard d’euros, mais en nette dégradation par rapport à l’année précédente.

Enfin, les dépenses de santé, mesurées par l’objectif national des dépenses d’assurance maladie, atteignent 265,4 milliards d’euros en 2025. Elles restent légèrement inférieures à l’objectif voté, mais progressent de 3,5 % à champ constant, confirmant une dynamique toujours soutenue.

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