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Innovation : les industriels français de la mobilité tirent leur épingle du jeu / Une dynamique de dépôts de brevets qui se lit des grands groupes aux ETI

Après une année 2025 ayant marqué un regain du nombre de brevets déposés par des entreprises françaises, les industriels opérant dans l’automobile, l’aéronautique et les transports, regroupés dans la filière mobilité, sont les plus représentés. Au-delà des plus grands groupes incontournables du secteur, certaines de ses ETI sont aussi installées dans le "top 50".
(Photo : Damien MEYER / AFP)
(Photo : Damien MEYER / AFP)

Si l’année 2025 n’a pas été des plus évidentes pour les constructeurs automobiles français, il n’empêche que leur R&D ne semble pour l’heure pas en avoir subi le contrecoup, comme en témoignent leurs positions dans le classement des déposants tricolores de brevets.

Dans l’ensemble, l’innovation des entreprises françaises s’affiche en forme. Après plusieurs années de relative stabilisation, celle de 2025 s’est en effet distinguée par un regain de la dynamique des dépôts de titres de propriété industrielle en France : l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) a en effet enregistré 16 807 demandes de brevet l’an passé, soit une progression de 8,7 % par rapport à 2024.

Ce faisant, le palmarès de l’année écoulée permet de mettre en exergue les principaux acteurs de l’innovation sur le territoire national, rappelle l’INPI. Et comme en 2024, Stellantis et Safran ont confirmé leurs statuts de champions. Le groupe issu de la fusion entre Fiat-Chrysler et PSA, toujours en pole position, en a déposé 1 294. Celui qui est dirigé par Olivier Andriès en comptabilise quant à lui 1 266. Renault réalise de son côté une percée dans le classement, puisque la marque au losange a grimpé de la sixième à la troisième place, avec 746 brevets déposés en 2025 à son actif. Elle n’avait pas figuré sur le podium depuis 2010, précise l’INPI. L’Oréal, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et Valeo complètent le "top 5".

 

Filière la plus représentée

 

La filière la plus représentée – hors universités et organismes de recherche publique – est celle des mobilités. En tout, 31 % des entreprises du classement des 50 premiers déposants de brevets, à l’INPI, en 2025, regroupent des acteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des transports terrestres et maritimes, tant du côté des constructeurs que des équipementiers. « En 2025, le transport s’impose de nouveau comme le premier domaine d’innovation protégé par brevet à l’INPI. Il représente un quart des demandes de brevet déposées par des personnes morales, tandis que les 50 principaux déposants rassemblent à eux seuls un peu plus de quatre demandes sur cinq relevant de ce sous-domaine. Cette prédominance reflète le poids des acteurs de la filière mobilité parmi les principaux déposants », ajoute l’institut public.

 

L’électrification toujours en marche

 

Les inventions protégées concernent majoritairement les véhicules et les systèmes de transports, tant automobiles qu’aéronautiques. Elles portent notamment sur les systèmes de propulsion et de transmission, l’électrification des véhicules, les dispositifs de commande et d’assistance à la conduite, ou encore les équipements de sécurité et les aménagements embarqués. « Le sous-domaine des machines, appareils et énergie électriques occupe la deuxième position en 2025, avec près d’une demande sur sept. Les 50 premiers déposants réalisent environ trois quarts des dépôts dans ce domaine. […] La part importante des brevets liés aux batteries et aux systèmes électriques traduit les enjeux croissants associés à l’électrification des usages, à l’amélioration de l’efficacité énergétique et à la transition vers des solutions de propulsion et d’alimentation plus durables », ajoute l’INPI.

Une dynamique qui se traduit aussi dans la montée en puissance des ETI du secteur. ACC (Automotive Cells Company, co-entreprise de Stellantis, Mercedez-Benz et TotalEnergies), spécialiste des batteries électriques, a par exemple poursuivi sa progression en gagnant dix places, pour atteindre la 26ème place (avec 65 demandes), après être entrée dans le classement l’année dernière. Verkor, la pépite française spécialisée dans les batteries lithium-ion bas carbone pour les véhicules électriques et le stockage d’énergie grimpe de son côté à la 46ème place, avec 30 dépôts de demandes de brevets.

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