WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux

Macro-économie / Taux

L’Unédic révise son déficit à la hausse pour 2026 / Le nombre de chômeurs indemnisés va augmenter et non baisser

Alors qu’il devait s’établir à 1,3 milliard d’euros, le déficit du régime de l’assurance chômage devrait atteindre 2,1 milliards d’euros cette année. Initialement attendu en baisse, le nombre de chômeurs indemnisés devrait croître de 0,9 % en 2026.
Photo par EMMA DA SILVA / AFP
Photo par EMMA DA SILVA / AFP

Des comptes dans le rouge, certes, mais davantage que prévu. Les dernières prévisions financières de l’Unédic, organisme paritaire qui chapeaute le régime d’assurance chômage, font état d’un solde déficitaire de celui-ci à hauteur de 2,1 milliards d’euros pour 2026. À l’automne dernier, il était attendu à 1,3 milliard d’euros.

C’est du côté des dépenses que le bât blesse. À 45,5 milliards d’euros, les recettes n’ont pas été révisées, la masse salariale soumise à cotisations devant croître ainsi qu’escompté (+ 1,7 %).

Ainsi, les allocations versées vont croître de 800 millions d’euros cette année pour s’afficher à 38 milliards d’euros. En cause, le nombre de chômeurs indemnisés par l’assurance chômage qui devrait voir son niveau moyen annuel progresser de 0,9 %, soit une augmentation de 23 000 personnes (2,649 millions).

« Le taux de chômage resterait orienté à la hausse dans les mois à venir pour s’établir à 8,1 % fin 2026, dans un contexte de marché du travail encore morose », explique l’Unédic.

En 2027, le régime devrait afficher un excédent de 2,8 milliards d’euros - contre 3,9 milliards d’euros prévu initialement - aussi, fin 2027, la dette de l’Unédic s’afficherait à 58,7 milliards d’euros (59,4 milliards d’euros fin 2025 et 61,5 milliards d’euros fin 2026). En 2028, l’excédent atteindrait 4,8 milliards d’euros et la dette nette représenterait 53,9 milliards d’euros.

Ce redressement serait le fruit d’une conjoncture plus favorable (220 000 créations nettes d’emplois attendues en cumulé sur 2027 et 2028) mais aussi et surtout du fait que les prélèvements de l’État devraient cesser (ils atteindraient en tout 12,05 milliards d’euros entre 2023 et 2026). Ces prélèvements servent au financement de France Compétences et France Travail et se traduisent par de moindres compensations sur les allègements généraux de cotisations patronales, et par conséquent une réduction des recettes perçues pour l’Unédic.

L’Unédic précise que les effets de l’accord conclu la semaine dernière sur une moindre indemnisation des chômeurs ayant conclu une rupture conventionnelle ne sont pas pris en compte dans ces nouvelles prévisions.

Cette mesure, qui devra encore passer devant le parlement une fois signée par des organisations patronales et syndicales, permettrait d’économiser 20 millions d’euros la première année de son application, probablement en 2027, 270 millions la deuxième, 760 la troisième et 940 à partir de la cinquième.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article