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Ipsos compte redonner de l’élan à sa croissance organique dès 2026 / Un rendez-vous noté sur les marchés
Ipsos n’a pas de temps à perdre. Le champion des études de marché et des sondages avait présenté, au mois de janvier, son dernier plan stratégique sous l’égide de son nouveau directeur général, Jean Laurent Poitou. Avec, à la clé, une priorité claire : renouer avec la croissance organique, tout en mettant nettement l’accent sur la technologie et l’intelligence artificielle. Visant à ce qu’elle s’établisse en moyenne entre 3 % et 4 % sur la période 2026-2028, le groupe estime donc que l’année en cours constituera la première étape du redressement de cette dynamique.
Il cible ainsi une croissance organique de 2 % à 3 % au terme de 2026. De quoi trancher avec les 0,6 % enregistrés au titre de 2025, pour 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le message a été entendu à la Bourse de Paris, où Ipsos s’affiche parmi les plus fortes hausses du SBF 120 depuis l’ouverture de la séance, en bondissant encore de près de 8 % cet après-midi.
Pour y parvenir, l’entreprise indique avoir commencé à mettre en œuvre ses nouvelles priorités stratégiques dès le début de l’année. Elles concernent par exemple le développement des services gérés à l’échelle mondiale, dont la pénétration reste limitée dans un certain nombre de pays et qui représentent pourtant un fort potentiel de croissance. Une première vague de six d’entre eux a été identifiée par le groupe pour débuter son accélération en la matière, comme ceux concernant les mesures comportementales.
En parallèle, sa plateforme Ipsos. digital continuera de lancer de nouveaux services, tandis que l’équipe de management se réorganise aussi pour s’aligner sur les axes majeurs de son nouveau plan. En amont de la présentation de ses résultats, Ipsos avait par exemple annoncé la nomination de Nathan Brumby en qualité de « chief platforms and technology officer », placé directement sous la responsabilité de Jean Laurent Poitou, afin de renforcer ses capacités technologiques et le développement de ses plateformes.
Des aléas extérieurs
« L’exercice 2025 s’est déroulé dans un environnement macroéconomique et politique incertain, pesant sur notre activité Affaires Publiques. Si la marge opérationnelle a de nouveau fait preuve de résilience, la croissance organique, restée insuffisante, souligne la nécessité d’un déploiement rapide du plan Horizons », explique en effet Ipsos. La marge opérationnelle, qui devrait ressortir équivalente en 2026, s’est de son côté établie à 12,8 % à périmètre constant et de 12,3 % en données publiées, intégrant l’effet temporairement dilutif des acquisitions d’infas et de The BVA Family, comme cela avait été prévu.
Cette dernière a, pour mémoire, été signée et finalisée l’année dernière et représente la plus grande opération de croissance externe du groupe depuis 2018. Ces deux acquisitions ont représenté une grande partie des 179 millions d’euros d’investissements dédiés à la politique de croissance externe du groupe en 2025. Elles ont aussi nettement tiré l’effet de périmètre positif de 5,8 % enregistré par Ipsos en 2025. Il a été cumulé à un effet négatif de 3 % à imputer à l’euro fort, portant la croissance totale du groupe à 3,4 %.
La structure financière d’Ipsos reste quant à elle solide : la génération de trésorerie libre d’exploitation, de 181 millions d’euros, est ressortie proche du niveau de production moyenne des trois dernières années et la dette financière nette, à 219 millions d’euros, fait ressortir un ratio de levier à 0,5 fois l’Ebitda.
Pour l’année à venir, les priorités d’allocation du capital resteront inchangées, avec la poursuite d’une stratégie d’acquisitions ciblées – le groupe en a d’ailleurs déjà signé une au mois de janvier, dans la mesure d’audiences – ainsi que le renforcement des investissements dans la technologie, comme promis lors de sa journée investisseurs. Tenant compte de ces différents éléments, le conseil d’administration d’Ipsos proposera à l’assemblée générale du 20 mai prochain le versement d’un dividende de 2 euros par action, en hausse de plus de 8 %, traduisant un taux de distribution de 36 % du résultat net ajusté dilué par action. Il a aussi, par ailleurs, annoncé à l’occasion de sa publication, un programme de rachat d’actions à des fins d’annulation, pour environ 100 millions d’euros en 2026. Il devrait être exécuté dans les meilleurs délais.
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