Macro-économie / Taux
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Cette crise de l’immobilier dont la zone euro ne se dépêtre pas / Le point bas serait cependant derrière nous
Une atonie pour le moins problématique. L’absence de reprise sur ce front préoccupe au plus haut point les autorités européennes et ce à différents échelons. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, soulignant en début d’année à l’occasion que la crise du logement concernait non pas uniquement la France mais bel et bien «toute l’Europe, (...) l’Amérique du Nord » et d’autres géographies. Le mal semble cependant plus profond en France que dans d’autres pays européens.
Les chiffres dévoilés dans le dernier bulletin économique de la Banque centrale européenne (BCE) font en effet état d’une divergence des dynamiques au sein de la zone euro. Puisqu’entre le premier trimestre 2022 et le troisième trimestre 2025, là où « dans les plus grandes économies de la zone, comme l’Allemagne et la France, l’investissement résidentiel a nettement reculé, […] il s’est accru en Italie et en Espagne ». Pour autant, du côté de Francfort on ne se montre pas pessimiste pour autant, jugeant que lors des prochains mois et années, « la dynamique haussière de l’investissement dans l’immobilier résidentiel devrait devenir plus soutenue ».
Mécanique
On veut en effet croire à une hausse de l’investissement dans l’immobilier résidentiel. D’une part en raison d’une demande de logements continuant de se renforcer et d'autre part du fait d'une croissance économique s’améliorerant au fil du temps. Sans oublier bien entendu la transmission de l’assouplissement de la politique monétaire à l’ensemble de l’économie. Un scénario jugé « cohérent avec les données indiquant qu’une reprise de la demande de logements précède généralement l’ajustement de l’offre, en raison des délais de planification et de construction ».
Parmi les indicateurs avancés faisant pencher la balance en faveur de ce scénario, on retrouve la reprise actuelle des prêts immobiliers et le rebond des transactions immobilières dont les auteurs se font l’écho. Les dernières enquêtes sur les anticipations des consommateurs vont également dans ce sens, expliquant « qu’un nombre croissant de ménages considèrent l’immobilier résidentiel comme un bon investissement ». Les chiffres issus de l’enquête de la Commission européenne auprès des consommateurs montrent de plus que "les intentions des ménages d’acheter ou de construire un logement et d’effectuer des travaux de rénovation ont suivi une tendance à la hausse après le point bas enregistré au quatrième trimestre 2022 ».
Retour à la normale
L’exploitation des données indique également qu’il faut juger la dynamique récente en tenant compte de l’impact de la pandémie. Celle-ci ayant dopé la demande de logements et ce « probablement » en raison de « l’évolution des préférences des ménages, y compris une demande accrue d’espaces de vie plus grands face à l’augmentation du télétravail ». Dès lors que la pandémie a pris fin, cette demande s’est quelque peu normalisée. La conséquence immédiate expliquant une partie de baisse de l’investissement dans l’immobilier résidentiel en 2022. D’autres chocs liés à l’explosion du prix des matériaux de construction ou autres effets du resserrement de la politique monétaire ayant pris le relais dans les années suivantes.
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