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Pernod Ricard brille en Bourse malgré les vents contraires / L’exécution d’une feuille de route qui rassure

Malgré un premier semestre difficile marqué par des ventes en berne aux États-Unis et en Chine, le groupe Pernod Ricard a su rassurer les marchés : son titre a fini la séance en hausse de près de 3%. Entre restructuration des coûts, flux de trésorerie en progression et accélération sur le marché indien, le leader des spiritueux démontre ainsi que sa stratégie de transition (et d’innovation) pour 2025-2026 était bien anticipée.
Pernod Ricard (AFP)
Pernod Ricard (AFP)

Faire ce que l’on dit rassure les marchés. Malgré une publication semestrielle difficile, le groupe Pernod Ricard vient de voir son titre clôturer la séance avec une hausse de près de 3% ce jeudi. Il faut dire aussi que le groupe présidé par Alexandre Ricard avait prévenu : l’exercice 2025-2026 serait une année de transition.

Et de fait, la Chine et les États-Unis plombent encore ses performances. L’entreprise a dévoilé un ‌recul de son chiffre d’affaires de 5,9 % en données organiques, et de 14,9 % en publié ​sous l’effet d’un taux de change ‌négatif, à 5,253 milliards d’euros, et de son résultat opérationnel courant (ROC) de 7,5 % (-18,7 % en publié), à ⁠1,614 milliard d’euros. Dans le détail, les revenus de Pernod Ricard au premier semestre ont baissé de ⁠15 % aux États-Unis et ‌de 28 % en Chine, des ajustements de stocks s’ajoutant à la faiblesse des ventes ⁠dans un contexte macroéconomique morose.

Pour autant, cette publication est porteuse de plusieurs nouvelles encourageantes. D’abord, certes, la ‌marge brute a reculé de 216 points de base au premier semestre, mais le flux de trésorerie disponible ​a progressé de 9,5 % à 482 millions d’euros. Pour traverser cette période difficile, Pernod Ricard a lancé un plan de restructuration pour ‌réduire ses coûts afin de préserver au maximum sa marge opérationnelle. Ainsi, les coûts de structure ont ⁠ été réduits de 10 % au premier semestre.

Ensuite, son deuxième marché, l’Inde, a enregistré une solide croissance de 4 % au premier semestre sur un an (+ 8 % hors Imperial Blue). Malgré les modifications apportées à la politique fiscale du Maharashtra, les marques internationales stratégiques ont réalisé une croissance à deux chiffres, notamment Jameson, Ballantine’s et Absolut.

Autre élément d’analyse important : la trajectoire du deuxième trimestre est en amélioration, notamment dans le Global Travel Retail (GTR) et avec, justement, une accélération en Inde. Et preuve que l’innovation fonctionne : Pernod Ricard continue de profiter de la tendance des boissons prêtes à consommer, apparue avant la pandémie et qui s’est accélérée après, avec une croissance de 12 % au premier semestre de l’exercice 2026 (les petits formats représentant à date 20 % du chiffre d’affaires aux États-Unis). « Nous poursuivons nos investissements pour accroître la désirabilité de nos marques grâce à une allocation de ressources optimisée, une efficacité renforcée, des innovations et des expériences, avec un ratio de frais publi-promotionnels maintenu à environ 16 %. Nous préserverons notre marge opérationnelle organique autant que possible, notamment grâce à un strict contrôle des coûts et à l’exécution de notre programme d’efficacités opérationnelles pour un montant d’un milliard d’euros, et la mise en place d’une organisation adaptée aux enjeux de demain. Notre ambition est de continuer à délivrer une forte génération de cash, avec des investissements stratégiques maintenant révisés à 750 millions d’euros (contre 900 millions précédemment), et une optimisation du besoin en fonds de roulement », a annoncé le groupe, prévenant toutefois d’un impact d’un impact de change significativement négatif.

Pernod Ricard a par ailleurs réitéré ses objectifs à moyen terme, dont une croissance organique annuelle du chiffre d’affaires comprise dans une fourchette allant, en moyenne, de 3 % à 6 % pour la période 2027-2029 et une hausse de la marge opérationnelle organique.

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