Macro-économie / Taux
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Fed : Stephen Miran arrête de jouer sur les deux tableaux / Il démissionne de son poste à la Maison Blanche
Stephen Miran fait le deuil de son poste à la Maison Blanche. Gouverneur de la Réserve fédérale américaine (Fed), il a démissionné de son poste de président du Council of Economic Advisers, groupe d’économistes chargés d’éclairer Donald Trump.
A l’occasion de sa nomination au Conseil des gouverneurs de la Fed, l’économiste avait simplement pris un congé sans solde au lieu de démissionner, ce qui avait suscité la colère de sénateurs durant son audition, ceux-ci y voyant un coup de griffe porté à l’indépendance de la Banque centrale américaine.
L’homme de 42 ans s’était engagé à quitter son poste dans le cas où il resterait à la Fed après le 31 janvier 2026. Cette date correspond à la fin de son mandat, mais tant qu’un remplaçant n’est pas nommé il peut rester au board. Kevin Warsh, que Donald Trump a choisi pour diriger la Fed, pourrait lui succéder.
Stephen Miran s’est fait remarquer depuis son arrivée au Conseil des gouverneurs. En effet, il n’a eu de cesse de voter contre les décisions du Comité de politique monétaire (FOMC). Dans le détail, au cours de chacune des réunions auxquelles il a participé, il a systématiquement plaidé pour des baisses de taux d’intérêt de 50 points de base, à l’exception de la dernière réunion où il a défendu une diminution de 25 points de base.
Si les membres du FOMC partageaient son diagnostic, les taux d’intérêt se situeraient aujourd’hui dans une fourchette comprise entre 2,50 % et 2,75 %, soit un niveau jugé accommodant, alors qu’ils évoluent entre 3,50 % et 3,75 %, en territoire légèrement restrictif.
"L’excès d’inflation mesuré [elle est de 3 % en rythme annuel, ndlr] ne reflète pas la dynamique actuelle de l’offre et de la demande. L’inflation dans le secteur du logement témoigne d’un déséquilibre offre-demande survenu il y a deux à quatre ans, et non aujourd’hui. Compte tenu des délais de transmission de la politique monétaire, nous devons élaborer la politique pour 2027, et non pour 2022", justifiait-il dans un discours en décembre.
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