WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions

Entreprises / Actions

Canal + vise 400 millions d’euros de synergies à horizon 2030 grâce à l’acquisition de MultiChoice / Et flambe en Bourse

Avec l’achat historique de MultiChoice en septembre dernier, Canal + s’est taillé une envergure mondiale, passant de 27 à plus de 40 millions d’abonnés sur près de 70 pays. Le groupe ambitionne désormais de générer plus de 400 millions d’euros de synergies annuelles à l’horizon 2030, grâce à l’optimisation de ses contenus, de sa technologie et de ses coûts structurels. Des annonces qui ont ravi les marchés, le titre atteignant ce jeudi matin un niveau record, augmentant d’environ 14 %.
Le président du groupe Canal+, Maxime Saada (Photo : Loïc Venance / AFP)
Le président du groupe Canal+, Maxime Saada (Photo : Loïc Venance / AFP)

Alors que Canal + publiera le 11 mars prochain ses résultats annuels et présentera à cette occasion une mise à jour de sa stratégie, en lien avec sa prise de contrôle de MultiChoice en septembre dernier, le groupe présidé par Maxime Saada vient de dévoiler ses très attendus objectifs de synergies de coûts à horizon 2030. « Avec l’acquisition de MultiChoice, Canal + a créé une plateforme mondiale de divertissement solidement ancrée en Europe et en Afrique. Notre nouvelle taille nous permettra de générer des synergies substantielles, en particulier sur notre base de coûts. A l’horizon 2030, nous attendons une contribution annuelle de ces synergies à hauteur de plus de 400 millions d’euros sur notre Ebita et plus de 300 millions sur notre flux de trésorerie disponible », a-t-il déclaré.

Pour mémoire, si le groupe a déboursé plus de 2 milliards d’euros pour s’offrir MultiChoice – la plus grosse opération de son histoire – cette acquisition lui a permis de changer de dimension, passant de 27 millions d’abonnés à travers 50 pays d’Europe et d’Asie, à plus de 40 millions désormais dans près de 70 pays, sachant que l’Afrique subsaharienne pourrait compter 2 milliards d’habitants d’ici 2050, et avoir une croissance du Produit intérieur brut de 4,5 % sur cinq ans. De quoi donner un sérieux potentiel à la télévision payante et permettre au groupe de viser les 50 à 100 millions d’abonnés, tout en optimisant ses coûts à l’échelle mondiale. « Le groupe s’appuiera sur sa nouvelle taille et son empreinte géographique pour optimiser sa base de coûts globaux de 8 milliards d’euros. De multiples opportunités de synergies ont été identifiées et quantifiées, entre autres, dans les domaines des contenus et de la technologie. Les synergies d’Ebita devraient progresser de plus de 150 millions d’euros en 2026 à plus de 300 millions d’euros en 2028, pour atteindre plus de 400 millions d’euros par an à partir de 2030. En termes de flux de trésorerie disponible l’impact annuel des synergies sera de plus de 150 millions d’euros en 2026, puis plus de 250 millions d’euros en 2028, avant d’atteindre 300 millions d’euros par an à partir de 2030 », détaille l’entreprise.

Des synergies de coûts qui concerneraient, de fait, les contenus (mutualisation des achats, renégociation des contrats avec les ayants droit, etc) et la technologie (optimisation des infrastructures, le déploiement des bonnes pratiques d’achats, rationalisation des dépenses de marque et de marketing, optimisation des coûts de financement et réduction des coûts structurels des fonctions support).

A noter que 80 millions d’euros de flux de trésorerie disponible ont déjà été générés pour cette année depuis septembre dernier, a fait savoir le groupe.

Et l’expansion de Canal + pourrait ne pas s’arrêter là. A l’occasion de ces annonces, Amandine Ferré, directrice financière, a également indiqué que le groupe étudiait la possibilité d’acquérir la plateforme de streaming asiatique Viu, dans laquelle il détient déjà une participation et qui est la deuxième plateforme la plus importante sur le marché asiatique derrière Netflix.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article