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Entreprises / Actions

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La France reste une terre d’investissements malgré les turbulences mondiales / Mais les principaux contributeurs viennent d’Europe

Dans un contexte international marqué par les tensions, la France a su maintenir son attractivité auprès des investisseurs étrangers l’année dernière. Le bilan de Business France recense 1 878 décisions d’investissement, ayant permis la création ou le maintien de 47 734 emplois. Mais cet intérêt repose d’abord sur un socle européen robuste.
Magasin Lidl (Hans Lucas via AFP)
Magasin Lidl (Hans Lucas via AFP)

La France ne cède pas à la morosité internationale. Dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques durables et une concurrence mondiale exacerbée, le Bilan 2025 des investissements internationaux publié par Business France montre que les entreprises étrangères continuent de s’intéresser à l’Hexagone.

En 2025, 1 878 décisions d’investissement ont été enregistrées, permettant la création ou le maintien de 47 734 emplois. Et contrairement aux idées reçues, l’investissement étranger ne se concentre pas dans les grandes métropoles. 45 % des projets industriels et 52 % des emplois associés se sont situés dans des communes de moins de 20 000 habitants.

Dans le détail, l’on remarquera que ce sont désormais les points de vente (avec la présence dense d’enseignes commerciales de groupes étrangers) qui sont devenus le premier secteur d’investissement avec 522 projets, devant les activités de production (472 projets contre 465 en 2024 et un niveau comparable aux années 2021 et 2022) et les centres de décision (299 projets contre 301 l’année précédente). Hors points de vente, le nombre de projets connaît une hausse de 2 % par rapport à 2024. Néanmoins, cette dynamique reste contrastée selon les secteurs. Certains affichent une forte attractivité – agro-alimentaire, énergie-recyclage, santé – tandis que d’autres, engagés dans des transformations structurelles (métallurgie, papier-carton), adoptent une stratégie d’attente.

Autre signal notable : près d’un tiers des investisseurs est nouveau. Sur les 1 021 entreprises étrangères ayant porté au moins un projet en 2025, 315 investissent en France pour la première fois. Un renouvellement du tissu économique international, porté aussi bien par les services (53 %) que par l’industrie (47 %).

Les créations de sites dominent toujours (1 161 soit 62 % des projets), devant les extensions (563, soit 30 %). Les reprises, qui comptent pour 3 % des projets, ont concerné 48 sites en difficulté, représentant la sauvegarde de 5 249 emplois.

Toutefois, si les États-Unis restent le premier contributeur d’emplois en France, l’Europe demeure la principale source des investissements étrangers, en étant à l’origine de 72 % des projets, grâce notamment à l’Allemagne, le Royaume-Uni et à l’Italie.

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