Macro-économie / Taux
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Etats-Unis : la robustesse de la croissance incite la Fed à ne pas bouger / Et les aléas haussiers sur l’inflation diminuent
La Réserve fédérale américaine (Fed) fait une pause. Pour la première fois depuis septembre dernier, la Banque centrale de l’Oncle Sam a décidé de ne pas diminuer le taux d’intérêt directeur. Il évolue ainsi toujours dans une fourchette comprise entre 3,5 % et 3,75 %. « Le taux actuel se situe dans la fourchette des estimations plausibles du taux neutre, plutôt dans la partie haute », a déclaré Jerome Powell, président de la Fed, à l’occasion de sa conférence de presse.
D’après les estimations des membres du Comité de politique monétaire (FOMC), le taux d’intérêt nominal neutre, celui qui ne freine, ni ne soutient l’activité, se situe aux alentours de 3 %.
« Depuis la dernière réunion, les données indiquent une nette amélioration des perspectives de croissance. L’inflation a évolué comme prévu, et certaines données sur le marché du travail suggèrent une stabilisation.
Globalement, les perspectives sont plus solides », a expliqué Jerome Powell pour justifier la décision du FOMC, à laquelle les gouverneurs Christopher Waller et Stephen Miran se sont opposés (ils plaidaient pour une baisse de 25 points de base).
L’inflation globale sur un an a atteint 2,9 % en décembre et 3 % hors alimentation et énergie. « Ces niveaux élevés reflètent en grande partie l’inflation dans le secteur des biens, stimulée par les effets des droits de douane. En revanche, la désinflation semble se poursuivre dans le secteur des services », a jugé Jerome Powell.
Du côté du marché du travail, la Fed estime qu’une bonne part du ralentissement du rythme de croissance de l’emploi au cours de l’année écoulée reflète une baisse de la croissance de la population active, due à une immigration plus faible et à un taux d’activité moindre, bien que la demande de travail se soit également modérée.
D’autres indicateurs, notamment les offres d’emploi, les licenciements, les embauches et la croissance nominale des salaires, montrent peu de changements ces derniers mois.
« Les risques inflationnistes et les risques baissiers pour l’emploi se sont atténués, même s’ils existent encore », a souligné Jerome Powell, estimant que la politique monétaire est bien positionnée après une baisse de 175 points de base du taux directeur depuis septembre dernier.
Le grand argentier a refusé de se prononcer sur une éventuelle baisse de taux à l’issue de la réunion des 17 et 18 mars. « Nous avançons réunion par réunion », a-t-il rétorqué.
Les marchés à terme jugent que la probabilité d’un maintien du taux directeur est de 86,5 %, peut-on calculer grâce au CME FedWatch Tool.
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