Macro-économie / Taux
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PLF 2026 : ces missions de l’État qui concourent à la réduction du déficit / Territoires, enseignement scolaire et France 2030 à l’avant-poste
Et les perdants sont… Alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a engagé la responsabilité de son gouvernement sur la deuxième partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, le voile a été levé sur l’allocation des crédits de paiement de l’État concoctée par l’exécutif. Un coup de frein sur les dépenses avait été annoncé par le locataire de Matignon, qui souhaite limiter le déficit public de 2026 à 5 % du Produit intérieur brut (PIB), après 5,4 % en 2025 et 5,8 % en 2024.
Qu’en est-il concrètement ? Une façon de mesurer l’effort est de comparer le taux de variation des crédits de paiement de 2026 (par rapport à ceux votés dans la loi de finances pour 2025) à l’évolution annuelle des prix à la consommation attendue à 1,3 %.
Il en ressort que de nombreuses missions voient leurs crédits de paiement baisser en termes réels parmi lesquelles l’Action extérieure de l’État (-1,4 %), l’Agriculture (-3,4 %), l’Aide publique au développement (-19,7 %), la Cohésion des territoires (-3,7 %), le Conseil et contrôle de l’État (-4,2 %), la Culture (-5,7 %) ou encore la Transformation et fonction publiques (-29,5 %), les Sports (-17,3 %), l’Enseignement scolaire (-0,20 %) ou encore Investir pour la France de 2030 (-17,8 %).
Pour ce qui est de la contribution à la réduction du déficit public, qui est donc aussi fonction du poids de la dépense, c’est l’Enseignement scolaire qui apporte le plus gros écot devant la Cohésion des Territoires et… France 2030. Cela peut sembler surprenant alors que cette dernière mission ne représente que 74 centimes d’euros sur 100 euros de crédits de paiement (contre 15 euros pour l’Enseignement scolaire).
À l’inverse, pour ce qui est des composantes creusant le déficit : en lien avec les tensions géopolitiques, les dépenses liées à la mission "Défense" progresseraient de 9,6 % en volume devant celles en lien avec les engagements financiers de l’État (6,1 %) du fait de l’accroissement de la charge d’intérêts de la dette.
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