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Macro-économie / Taux

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France : les intentions de recrutement se redressent / Disparité notable entre secteurs

Selon le baromètre ManpowerGroup des perspectives d’emploi, 35 % des entreprises françaises prévoient de recruter au premier trimestre 2026. Une progression sensible par rapport à la fin de l’année 2025, qui traduit une amélioration graduelle du climat économique malgré des incertitudes politiques persistantes.
Dinoco Greco / AltoPress / PhotoAlto via AFP
Dinoco Greco / AltoPress / PhotoAlto via AFP

Les intentions d’embauche sont annoncées en hausse en ce début d’année 2026. Entre janvier et mars, plus d’un tiers des entreprises françaises envisagent d’augmenter leurs effectifs, contre 29 % au quatrième trimestre 2025, d’après le baromètre de Manpower. Le niveau reste toutefois légèrement inférieur à celui observé un an plus tôt, où 37 % des entreprises prévoyaient de recruter.

La prévision nette d’emploi atteint + 20 points au premier trimestre 2026. Elle recule légèrement sur un an, mais progresse nettement par rapport au trimestre précédent. Cette stabilité relative s’explique par une conjoncture économique modérément favorable, en cohérence avec une croissance du PIB de + 0,5 % au troisième trimestre 2025. " Le marché de l’emploi connaît une légère embellie, mais il reste freiné par une instabilité politique et économique. En 2026, les entreprises devront encore une fois faire preuve de résilience et poursuivre leurs investissements", juge Benoît Derigny, Président de ManpowerGroup France.

Du côté des secteurs d’activité, l’industrie figure parmi les principaux moteurs de l’emploi. Les besoins en recrutement se concentrent notamment dans l’aéronautique, la chimie, la pharmacie et les biens d’équipement, tandis que les secteurs agroalimentaire et automobile restent en retrait, confrontés à une baisse de la production et à des performances inférieures aux attentes.

Le BTP affiche également des signes d’amélioration. Malgré un environnement contraignant, marqué par des normes strictes et des taux d’intérêt toujours élevés, l’activité bénéficie d’une reprise progressive des mises en chantier et des permis de construire, en particulier dans le logement neuf. Les perspectives restent cependant fragiles, en raison d’incertitudes réglementaires et politiques encore bien présentes.

Les services marchands confirment une dynamique favorable en ce début d’année. Les services aux entreprises, notamment dans le conseil de gestion, les activités juridiques et comptables ainsi que les études, se positionnent comme des moteurs de la croissance, portés par la préparation à la réforme de la facturation électronique prévue à partir de septembre 2026. Le secteur de la restauration enregistre également un rebond significatif après plusieurs mois d’activité en demi-teinte, même si ces signaux devront être confirmés sur la durée.

Sur le plan régional, le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Île-de-France se distinguent par un niveau d’optimisme supérieur à la moyenne nationale.

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