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Avec Dynavax, Sanofi veut renforcer sa présence dans le domaine de la vaccination pour adultes / Mais la FDA contrarie ses projets
Deux jours après que Sanofi a annoncé un accord avec l’administration Trump pour baisser le prix de certains de ses médicaments aux Etats-Unis, notamment pour le diabète, les infections cardiovasculaires, etc, – un accord censé lui permettre d’être exempté de droits de douane sur plusieurs produits pendant trois ans -, le groupe a fait savoir ce mercredi matin qu’il comptait s’offrir la biotech américaine, Dynavax Technologies, pour environ 2,2 milliards de dollars en actions (1,86 milliard d’euros).
Selon les termes de l’accord, Sanofi lancera en effet une offre publique d’achat en numéraire pour acquérir toutes les actions en circulation de Dynavax pour 15,50 dollars par action. Une opération qui devrait se clôturer au premier trimestre 2026 et qui, selon l’entreprise, ne devrait pas non plus affecter ses perspectives financières pour l’année en cours, le financement se faisant par la trésorerie disponible. A noter que la transaction a été unanimement approuvée par le conseil d’administration de Dynavax.
Si l’OPA arrive à son terme, une filiale en propriété exclusive de Sanofi fusionnera avec Dynavax tandis que toutes les actions ordinaires de Dynavax en circulation - qui ne sont pas présentées dans l’offre publique d’achat - seront converties de sorte à conférer aux actionnaires de Dynavax dans le cadre de l’offre publique d’achat le même droit de recevoir la somme en numéraire de 15,50 dollars par action.
Avec cette transaction, Sanofi va ajouter à son catalogue un vaccin commercialisé aux Etats-Unis contre l’hépatite B pour adultes et un candidat vaccin contre le zona, de même que d’autres projets de pipeline de vaccins. "Dynavax renforce la présence de Sanofi dans le domaine de la vaccination des adultes en apportant des vaccins différenciés qui complètent l’expertise de Sanofi. Son vaccin commercialisé contre l’hépatite B pour adultes et son candidat vaccin contre le zona ajoutent de nouvelles options à notre portefeuille et soulignent notre engagement à fournir une protection vaccinale tout au long de la vie", a commenté Thomas Triomphe, vice-président exécutif, Vaccins, Sanofi. Pour mémoire, l’entreprise est aujourd’hui très dépendante du Duplixent, qui représente un tiers des ventes du groupe et dont la fin du brevet arrive en 2029.
Sanofi en a, par ailleurs, profité pour faire savoir que la FDA (Food and Drug Administration américaines) avait finalement rejeté sa demande d’autorisation de son nouveau médicament candidat, le tolebrutinib, pour la sclérose en plaques secondaire progressive non récurrente chez l’adulte.
Dans une lettre de réponse, l’autorité américaine indique qu’elle ne peut approuver le médicament dans sa forme actuelle. "La décision de la FDA d’aujourd’hui représente un changement de cap significatif et important par rapport aux retours que l’agence avait précédemment faits à Sanofi. Nous sommes très déçus par cette action de la FDA. […] Le tolebrutinib s’était vu précédemment accorder la désignation de "Médicament innovant" par la FDA en reconnaissance de son potentiel à répondre à ce besoin critique. Nous estimons que la FDA devrait également prendre en compte l’avis des experts scientifiques, des cliniciens et des patients sur ce sujet afin de garantir que toutes les perspectives soient considérées. Nous restons déterminés à travailler avec la FDA pour trouver une voie à suivre pour le tolebrutinib et, in fine, servir la communauté de patients atteints de sclérose en plaques", a réagi Houman Ashrafian, vice-Président Exécutif, responsable de la Recherche & Développement chez Sanofi.
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