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Macro-économie / Taux

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Plan de relance : l’Union européenne inonde le marché d’obligations publiques vertes / Des effets très relatifs sur la décarbonation

Un rapport de la Commission européenne sur les obligations vertes servant à financer le plan de relance NextGenEU montre qu’elles ont permis d’éviter 14 millions de tonnes de CO₂ par an, avec un potentiel total de 53,4 millions de tonnes, soit seulement 1,5 % des émissions de l’Union en 2022.
Piotr Serafin, commissaire européen au Budget - Nicolas TUCAT / AFP
Piotr Serafin, commissaire européen au Budget - Nicolas TUCAT / AFP

Les obligations vertes émises par l'Union européenne auraient un impact modeste sur les émissions totales des Vingt-Sept. C'est ce que nous apprend un rapport publié par la Commission européenne sur les obligations vertes NextGenerationEU (NGEU Green Bonds), qui détaille l’allocation des fonds et l’impact climatique des projets financés en lien avec le plan de relance européen post-pandémique.

Au moins 37 % des dépenses de ces plans déployés dans chaque pays doivent être consacrées à des projets durables, tels que les infrastructures vertes ou les énergies renouvelables. 

À la date de référence du 1er août 2025, 26 États membres avaient mobilisé 64,9 milliards d’euros pour des projets éligibles. Le volume total des obligations vertes émises s’élevait à 75,1 milliards d’euros, et avait atteint 78,5 milliards début décembre. Le pool éligible, soit les dépenses pouvant être financées par ces obligations, s’élevait à 262,8 milliards d’euros, mais pourrait évoluer avec la révision des plans nationaux avant la fin du programme NextGenerationEU en 2026.  "Seulement quatre ans après la première émission d’une obligation verte NextGenerationEU, l’UE est devenue l’un des plus grands émetteurs d’obligations vertes au niveau mondial", s'est félicité Piotr Serafin, commissaire européen au Budget.

Selon le rapport, la mise en œuvre complète des projets financés par les obligations vertes pourrait permettre d’éviter 53,4 millions de tonnes de CO₂ par an, soit environ 1,5 % des émissions annuelles de l’Union européenne en 2022. Le chiffre réalisé jusqu’au 1er août 2025 est de 14 millions de tonnes, contre 1,5 million en 2024 et 224 000 tonnes en 2023.

En termes de catégories de dépenses, comme les années précédentes, les domaines "Transports propres et infrastructures" (principalement via les investissements dans les infrastructures ferroviaires et les véhicules et navires zéro émission) et "Énergie propre et réseau" (principalement via les investissements dans l’énergie éolienne et solaire) représentent les montants les plus élevés d’émissions de GES évitées estimées. "Les estimations présentées dans le rapport sont basées sur une approche globalement conservatrice. Par exemple, pour les mesures concernant le financement des énergies renouvelables éoliennes et solaires, si aucune information précise sur la répartition n’était disponible, la mesure était considérée comme purement solaire, ce qui constitue une approche plus prudente pour les impacts climatiques", précise la Commission européenne. Le coût d’abattement du CO₂ est plus élevé pour le solaire.

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