Macro-économie / Taux
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Des députés de la Commission des finances guère d’humeur à réaliser des économies / Festival de dépenses nouvelles durant l'examen de la seconde partie du PLF 2026
Réduire la voilure sur les dépenses de l'Etat en 2026 n’est visiblement pas à l'agenda de nombreux parlementaires. Hier après-midi, à l’issue de 75 heures de débats, soit près de 16 heures de plus que l’an dernier, la seconde partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 a été rejetée à l’unanimité des suffrages exprimés à la suite de son examen par la Commission des finances de l’Assemblée nationale.
Au cours de celui-ci, huit missions budgétaires ont été rejetées (Agriculture ; Culture ; Écologie, développement et mobilité durables ; Engagements financiers de l’État ; Enseignement scolaire ; Justice ; Santé ; Recherche et enseignement supérieur) ainsi que le compte spécial "Avances à l’audiovisuel public". Les 24 autres missions budgétaires ont été adoptées, comme les onze autres comptes spéciaux et les deux budgets annexes.
C’est peu dire que les amendements votés par les députés étaient loin d’aller dans le sens d’une résorption du déficit public. En effet, d’après les chiffres communiqués par le président de la Commission des finances, Eric Coquerel (La France Insoumise), ce sont au total près de 29 milliards d’euros de dépenses nouvelles et 2 milliards d’économies qui ont été approuvées, soit un montant de dépenses supplémentaires de 27 milliards d’euros. Si l'on se cantonne aux seules missions adoptées, Paul Midy, chef de file d'Ensemble pour la République (EPR) sur le PLF 2026, et le député LFI, parlent tous deux de 10 milliards d’euros supplémentaires.
"C’est la grande leçon de cette discussion budgétaire […], baisser la dépense, manifestement, nous n’y arrivons pas.", a pesté le rapporteur général du Budget, Philippe Juvin (Droite Républicaine). "Toutes les missions à l’exception de trois (conseil et contrôle de l’Etat, direction de l’action du gouvernement, immigration, asile et intégration) ont vu leurs crédits augmenter. Ce n’est ni tenable, ni raisonnable", a-t-il fait valoir.
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