Macro-économie / Taux / Fitch Rating / notations
Macro-économie / Taux
Fitch Rating / notations
Vers une convergence des notations souveraines en Europe ? / Cette dynamique est déjà très largement à l’oeuvre
Des changements largement polarisés. Lorsqu’il s’agit d’opérer la rétrospective des changements de notation souveraine en Europe occidentale survenus en octobre 2025, Fitch Ratings ne peut poser un autre constat que celui-ci. D’un côté, l’agence a opéré "trois hausses pour des pays souverains d'Europe du Sud moins bien notés " et de l’autre elle a procédé à quatre dégradations pour des États situés plus au Nord, tous d'un cran. Ce qui ne les empêche pas de demeurer mieux notés pour l’heure.
Pour enrayer la spirale des dégradations, chez Fitch Ratings on considère qu’il va falloir s’attaquer au "principal défi politique [qui] consiste à combler l'écart entre les recettes et les dépenses en augmentant les premières, compte tenu des difficultés politiques et structurelles liées à la réduction des secondes". La rigidité budgétaire des quatre pays souverains déclassés en 2025 est considéré comme "évidente" et est illustré par un ratio dépenses/PIB s'établissant "en moyenne à environ 56 % l'année dernière, contre une médiane de 46,5 % en Europe occidentale ".
Espérer
Bien qu’aucun pays d’Europe occidentale ne soit actuellement placé sous une perspective négative en Europe occidentale, l’agence américaine avertit que "la capacité des États souverains à conserver leurs réserves budgétaires conformément à leurs notations actuelles à moyen terme, face à une dynamique de la dette difficile, reflétera leur capacité politique à assurer une consolidation durable". Un objectif mis à mal par une fragmentation politique qui ne diminue pas, bien au contraire que ce soit en France ou dans d’autres États.
D’autant plus que Fitch Ratings rappelle un certain nombre de défis qui tendent à peser à la hausse sur les dépenses étatiques. On y retrouve des taux d’intérêt structurellement plus haut qu’il y a quelques années, une population vieillissante ou encore les dépenses liées à la Défense qui vont aller en progressant pour un grand nombre de pays. Certains pays dont les finances publique ne sont pas exsangues vont logiquement voir leurs dépenses augmenter de façon conséquente. Ça devrait être le cas pour l’Allemagne, pour laquelle les équipes du géant américains prévoient "que son ratio dette publique/PIB affichera la troisième plus forte augmentation parmi les pays souverains notés des marchés développés d'ici 2029, derrière les États-Unis et la France".
Grise mine
Les prévisions de base de ses équipes anticipent également "un léger assouplissement budgétaire, avec un déficit global médian en Europe occidentale passant de 1,3 % du PIB en 2024-2025 à 1,8 % en 2026-2027". Ce qui n’est pas une bonne nouvelle, puisque les finances publiques ont été décisives dans six des sept changements de notation - à l’exception donc de la révision à la hausse de la note de l'Espagne - et tout particulièrement pour les "pays dont la note a été abaissée, le ratio dette publique/PIB a augmenté de manière significative depuis 2019 en Finlande (+17 points de pourcentage), en France (+15 points de pourcentage) et en Autriche (+10 points de pourcentage)".
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