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Macro-économie / Taux

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France : le point d’atterrissage du déficit en 2025 serait assuré / Le Haut conseil des finances publiques tend à acheter le scénario

Dans le projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025, le gouvernement dit anticiper un déficit public de 5,4 % du PIB pour cette année, ainsi que le prévoyait la loi de finances. Le Haut conseil des finances publiques (HCFP) juge cela crédible.
Amélie de Montchalin, ministre de l'Action et des Comptes publics - Quentin de Groeve / Hans Lucas via AFP
Amélie de Montchalin, ministre de l'Action et des Comptes publics - Quentin de Groeve / Hans Lucas via AFP

"Nous sommes sur les rails pour 2025". C’est le message envoyé par Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres de ce matin, qui a vu le projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) pour 2025 être présenté par Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, et Roland Lescure, ministre de l’Economie et des Finances. Ce texte contient l’actualisation des prévisions de finances publiques, sur l’ensemble des administrations publiques et sur le périmètre du budget de l’État pour 2025.

On peut y lire que le gouvernement prévoit que le déficit public représentera 5,4 % du Produit intérieur brut (PIB), soit ce qui était prévu dans la loi de finances votée en début d’année, après 5,8 % en 2024.

Par rapport au projet de loi finances pour 2026, les prévisions de prélèvements obligatoires sont globalement inchangées : "les faibles révisions résultant en une légère baisse, du fait de la prise en compte des remontées comptables les plus récentes", indique le PLFG.

Du côté des dépenses, la prévision du PLFG intègre à la fois le schéma de fin de gestion de l’État, budgétairement en ligne avec la loi de finances initiale pour 2025 sur le périmètre des dépenses de l’État (PDE), ainsi que, s’agissant des administrations de sécurité sociale, l’absence de revalorisation décidée par le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco. En outre, le gouvernement fait valoir que les dernières remontées comptables dans le secteur des collectivités locales ne remettent pas en cause la prévision 2025 sous-jacente au PLF pour 2026 pour les dépenses de ce sous-secteur.

Saisi, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) juge que la prévision de l’exécutif est "crédible" moyennant certaines incertitudes. "Cela ne signifie pas qu’une exécution avec un déficit public de 5,4 points de PIB soit certaine, mais que cette prévision apparaît centrale au regard des informations disponibles à ce jour et que les aléas autour de celle-ci sont globalement équilibrés", explique l’organisme rattaché à la Cour des comptes.

Les aléas évoqués par le HCFP concernent, pour ce qui est des recettes, le fait que "les dernières données ne permettent pas de lever l’incertitude quant aux versements de cinquième acompte d’impôt sur les sociétés, qui auront lieu au mois de décembre, ou au rendement de certaines mesures nouvelles telles que la surtaxe d’impôt sur les sociétés ou la contribution différentielle sur les hauts revenus, toutes deux versées en fin d’année". Rappelons que lors du PLFG 2023, le dérapage des finances publiques (0,5 point de PIB) ne fut ni perçu par le gouvernement, ni par le HCFP. Et pour cause, plusieurs risques s’étaient matérialisés au cours du dernier trimestre (cotisations sociales, mauvaise surprise sur le cinquième acompte de l’IS etc.).

Du point de vue des dépenses, c’est la sphère sociale qui fait l’objet de l’attention du HCFP. "Un petit dépassement de la prévision sur l’ensemble des dépenses sociales paraît assez plausible", juge l’instance. A l’inverse, les données suggèrent une évolution un peu plus faible que prévu de l’investissement des collectivités locales.

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