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Dirigeants, gouvernance / vins et spiritueux / FEVS / UMVIN

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La FEVS et l’UMVIN veulent se faire mieux entendre des pouvoirs publics / Laetitia de La Maisonneuve nommée directrice générale

Face à la tempête commerciale mondiale, la filière des vins et spiritueux français a décidé de se doter d’une stratégie plus offensive. La FEVS et l’UMVIN entendent peser davantage dans les débats européens et nationaux en confiant leur direction générale à Laetitia de La Maisonneuve, experte des affaires publiques, et ainsi mieux faire entendre leur voix.
Laetitia de La Maisonneuve (Axtom)
Laetitia de La Maisonneuve (Axtom)

Ne pas rester les bras croisés en attendant que les décisions politiques tombent pour une filière en souffrance. Droits de douane américains, enquête anti-dumping en Chine et maintenant projet de loi de finances pour 2026, les sujets d’inquiétude ne manquent pas pour les producteurs et exportateurs de vins et de spiritueux français depuis des mois. "Dans un environnement mondial complexe, la FEVS (Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France) et l’UMVIN (Union des Maisons & Marques de Vin) choisissent une attitude résolument offensive", font savoir les deux organisations à l’occasion de la nomination de Laetitia de La Maisonneuve comme directrice générale. Elle a ainsi succédé, le 3 novembre dernier, à Nicolas Ozanam.

Objectif : monter en puissance auprès des instances européennes et mieux appréhender les enjeux territoriaux de la filière et des maisons de négoce, pour pouvoir les défendre et les faire partager dans les sphères nationales et européennes. Il faut dire aussi que Laetitia de La Maisonneuve est une spécialiste des affaires publiques. "Son expérience reconnue et sa maîtrise des mécanismes européens et nationaux constituent des atouts majeurs pour affirmer le rôle central des maisons de négoce dans la filière, et soutenir la durabilité économique du secteur", expliquent la FEVS et l’UMVIN. "L’arrivée de Laetitia et sa connaissance des arcanes européennes et nationales doit nous permettre d’approfondir le travail réalisé ces dernières années, en faisant reconnaître par les décideurs européens le rôle clé de nos maisons dans la création de valeur et l’économie de notre filière. L’export est au cœur de notre modèle économique : il contribue directement à la vitalité de nos territoires et à la réputation de nos produits. Nous devons veiller à ce que notre filière ne devienne pas la variable d’ajustement d’autres politiques européennes qui ignoreraient cette réalité", commente de son côté Gabriel Picard, président de la FEVS.

Diplômée en droit, Laetitia de La Maisonneuve a débuté sa carrière à l’Assemblée nationale, comme collaboratrice parlementaire, avant d’être nommée, en 2004, conseillère affaires réservées du secrétaire d’Etat à l’Aménagement du Territoire, Frédéric de Saint-Sernin, puis de rejoindre Matignon comme conseillère technique. En 2007, elle sera conseillère parlementaire de Christian Poncelet, à la présidence du Sénat avant d’être nommée, en 2009, chef de cabinet de Marie-Luce Penchard, ministre des Outre-mer. En 2012, elle deviendra consultante au sein du groupement de producteurs associatif Eurodom, puis fondera, deux ans plus tard, MAI Conseil. Directrice des affaires publiques du syndicat agricole Axema, elle signera son retour dans la sphère politique en 2022 en qualité de chef de cabinet au ministère de la Santé.

Dans cette nouvelle tâche, Laetitia de La Maisonneuve sera épaulée par Dorothée Tancre Galland, déjà responsable appui aux entreprises, qui verra, dès le 1er janvier prochain, son action au service du réseau des maisons de négoce s’intensifier. Elle aura en effet pour missions "de renforcer les liens avec les régions et de favoriser une compréhension approfondie des enjeux locaux pour qu’ils soient mieux pris en considération dans les débats nationaux et européens". "Les pouvoirs publics et la plupart des organisations de la filière raisonnent trop sur la production et pas assez sur les marchés qui, pourtant, sont ceux qui nous rémunèrent tous. En renforçant les liens entre notre fédération nationale et ses syndicats régionaux, nous devons assumer ce que nous sommes : nous devons faire comprendre à nos interlocuteurs le rôle incontournable de nos maisons, tout comme nous avons besoin de nos partenaires amont pour conduire notre activité", explique Michel Chapoutier, président de l’UMVIN.

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