Macro-économie / Taux
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France : l’endettement de l’Unédic amené à croître plus que prévu / Le marché de l’emploi a connu des jours meilleurs
Le déficit de l’Unédic devrait être plus creusé qu’attendu en 2026. Alors qu’il devrait atteindre - 100 millions d’euros en 2025, le solde entre les recettes et les dépenses du régime de l’assurance-chômage pourrait s’afficher en territoire négatif à hauteur de 1,3 milliard d’euros l’année prochaine. Lors de la parution des dernières prévisions de l’organisme en juin, le déficit était prévu à 400 millions d’euros.
"L’instabilité de la politique française régnant depuis plusieurs mois affecterait l’activité économique en 2026 en pesant sur ou en reportant les décisions de consommation, d’investissement, d’embauche, etc", souligne l’association paritaire.
Elle prévoit une stabilité du montant des allocations et aides versées entre 2025 et 2026 (37,2 milliards d’euros) quand elle anticipait auparavant un recul de 800 millions d’euros. "En prévision, le nombre de chômeurs indemnisés continuerait de reculer, avec -61 000 personnes indemnisées fin 2025 et -31 000 fin 2026 (en glissement annuel) uniquement sous l’effet des nouvelles règles de l’Assurance-chômage (réforme 2023 et convention 2024) et malgré l’effet haussier de la conjoncture ", indique-t-elle.
Les recettes, elles, devraient diminuer de 1 milliard d’euros. Il faut dire que les créations nettes d’emploi pourraient être nulles en 2026, juge l’organisme. "Cette prévision d’emploi pourrait être revue à la baisse en raison du climat d’incertitude pouvant déborder au-delà de 2025", ajoute-t-il.
En 2027, le régime devrait afficher un excédent de 3,9 milliards d’euros - contre 5,3 milliards d’euros prévu initialement - aussi, fin 2027, la dette de l'Unédic s'afficherait à 56,9 milliards d'euros (59,5 milliards d'euros fin 2025 et 60,8 milliards d'euros fin 2026).
Ce retour dans le vert serait en lien avec l’amélioration de la situation économique (160 000 créations nettes d’emplois escomptées) mais surtout parce que les prélèvements de l’Etat devraient cesser (ils atteindraient en tout 12,05 milliards d’euros entre 2023 et 2026). Ces prélèvements servent au financement de France Compétences et France Travail et se traduisent par de moindres compensations sur les allègements généraux de cotisations patronales, et par conséquent une réduction des recettes perçues pour l’Unédic.
"Sans les prélèvements de l’État et les charges d’intérêts associées, l’endettement aurait atteint 48,2 milliards d'euros fin 2026 puis 43,9 milliards d'euros fin 2027", pointe l'institution.
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