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La restructuration financière d’Altice France désormais entièrement mise en œuvre / Selon le calendrier prévu
La restructuration financière d’Altice France est désormais bouclée. Dans un communiqué diffusé mercredi dans la soirée, la maison mère de SFR a annoncé qu’elle avait été entièrement été mise en œuvre le 1er octobre, comme prévu par son calendrier et parallèlement à la restructuration financière d’Altice France Holding, dans le cadre de ses plans de sauvegarde accélérés. "Cela marque la dernière étape de la mise en œuvre de la restructuration financière du groupe annoncée en février 2025, approuvée par neuf décisions du tribunal de commerce de Paris le 4 août 2025 et soutenue par les créanciers financiers du groupe. En réduisant considérablement l’endettement financier du groupe et en prolongeant les échéances applicables, cette opération marque un tournant pour le groupe et son avenir", se félicite l’entreprise.
Les termes de l’accord avec les créanciers, conclu en début d’année après de longues négociations, sont connus : la dette d’Altice France est passée de 24,1 milliards à 15,5 milliards d’euros, grâce à l’effacement de 8,6 milliards d’euros de dettes en échange de 45 % de son capital - Patrick Drahi conserve quant à lui les 55 % restants.
Une opération de restructuration financière parmi les plus importantes jamais réalisées en Europe. Pour mémoire, le tribunal des activités économiques de Paris (anciennement tribunal de commerce) avait donné son feu vert à la restructuration de la dette du groupe au milieu de l’été, en approuvant son plan de sauvegarde accélérée. Les syndicats représentant le personnel, inquiets que cette opération ne mène à une vente de SFR et des conséquences que cela pourrait avoir sur l’emploi, avaient par la suite demandé, en référé, la suspension de ce plan, sans voir leur demande aboutir finalement.
Alors que la rumeur d’une éventuelle vente de l’opérateur remue effectivement depuis plusieurs mois le secteur des télécoms, la direction d’Altice France a déjà engagé plusieurs cessions d’actifs. La dernière en date concerne Infracos, une joint-venture détenue à parts égales entre Bouygues Telecom et SFR, qui permettra au second opérateur d’encaisser 480 millions d’euros. Elle devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année.
Le bouclage de cette restructuration entraîne également l’arrivée de deux pointures de l’industrie et des télécoms européens au conseil d’administration d’Altice France, a fait savoir l’entreprise mercredi. Pierre-André de Chalendar, ancien président-directeur général de Saint-Gobain et Nick Read, ex-dirigeant de Vodafone, vont en effet intégrer le board en tant qu’administrateurs indépendants non exécutifs. Ils rejoignent ainsi un conseil d’administration composé d’Arthur Dreyfuss, son président-directeur général, Dennis Okhuijsen et Gerrit Jan Bakker.
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