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Macro-économie / Taux

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Voitures électriques : plus d'aide pour ceux qui choisissent l'Europe / Une prime augmentée pour soutenir climat, emploi et souveraineté industrielle

En France, à partir du 1er octobre, les acheteurs de véhicules électriques assemblés en Europe et équipés de batteries européennes bénéficieront d’une prime écologique majorée de 1 000 euros. Une mesure qui allie incitation à la transition écologique et stratégie de réindustrialisation.
Marc Ferracci, ministre de l'Industrie et de l'Energie et Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique - Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Marc Ferracci, ministre de l'Industrie et de l'Energie et Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique - Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Un coup de pouce en plus pour choisir vert - et européen. Le gouvernement a annoncé muscler le bonus écologique. Dès le 1er octobre, une prime complémentaire de 1 000 euros s’ajoutera au bonus déjà existant pour les véhicules électriques fabriqués en Europe et dotés de batteries européennes. L’objectif : encourager les ménages à opter pour des véhicules plus respectueux de l’environnement tout en soutenant la production industrielle sur le continent.

Cette prime s’intègre au dispositif de certificats d’économies d’énergie (CEE), qui finance déjà le bonus écologique depuis juillet 2025. Concrètement, les ménages pourront bénéficier jusqu’à 5 200 euros d’aides publiques à l’achat d’un véhicule électrique respectant les critères environnementaux et d’origine européenne. La liste des véhicules éligibles sera publiée prochainement sur le site de l’ADEME, puis mise à jour chaque mois.

Pour Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, cette mesure est "gagnant-gagnant pour le pouvoir d’achat, le climat et l’industrie". Elle vise à rendre la voiture électrique plus accessible, tout en valorisant une production européenne plus sobre en carbone.

Le gouvernement entend également renforcer la compétitivité du secteur automobile européen, dans un contexte de forte concurrence internationale, notamment asiatique. "La transition écologique est un levier de réindustrialisation", a rappelé la ministre, insistant sur le rôle stratégique de la production de batteries et de véhicules en Europe.

A Bercy, on fait valoir que ce coup de pouce s’inscrit dans une vision plus large de "préférence européenne", portée au niveau communautaire, expliquant que Mario Draghi, dans son célèbre rapport sur la compétitivité européenne, appelait à l’instauration de critères explicites de type "Made in Europe".

Marc Ferracci, ministre chargé de l’Industrie et de l’Énergie, défend cette stratégie comme un choix de souveraineté : "Défendre notre tissu industriel et nos emplois permet ainsi, grâce à cette mesure, de préserver l’avenir de notre planète".

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