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emeis prend la tête du SBF 120 au lendemain de ses semestriels / Une ambition de cessions d'actifs qui pourrait être dépassée

Au lendemain de sa publication semestrielle, le groupe emeis (ex-Orpea) a vu son titre flamber en Bourse ce jeudi matin, de plus de 18%, si bien qu’il a pris la tête du SBF 120. Il faut dire aussi qu’après plusieurs années de turbulences, l’entreprise dirigée par Laurent Guillot a confirmé au premier semestre la solidité de son plan de redressement, avec des fondamentaux en nette amélioration.
Laurent Guillot (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Laurent Guillot (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

Plus de 18% en Bourse ce jeudi midi. Le marché a visiblement apprécié la publication des résultats financiers d’emeis ce mercredi soir. Le gestionnaire d’Ehpad et de cliniques affiche de fait un premier semestre 2025 en forte progression, confirmant la solidité de son plan de redressement engagé depuis deux ans.

Sur les six premiers mois de l’année, emeis a réalisé un chiffre d’affaires proche de 3 milliards d’euros, en hausse de 6,2 % à périmètre constant par rapport à la même période de 2024. Une performance portée avant tout par la bonne tenue des maisons de retraite, dont l’activité progresse de 8,6 % sur un an, avec une dynamique particulièrement soutenue à l’international : + 10,9 % en Europe du Nord et + 10,4 % en Europe du Sud et en Amérique latine.

 

Des marges en plein redressement

 

Cette croissance s’appuie également sur une amélioration continue des taux d’occupation, désormais à 87 % au niveau du groupe, soit + 1,7 point en un an, et + 1,9 point pour les maisons de retraite (86,5 %). Sur un an glissant, la progression atteint même + 2,5 points par rapport à mi-2023.

Côté rentabilité, les indicateurs connaissent une envolée spectaculaire. L’EBITDAR s’élève à 401 millions d’euros, en progression de 18,4 % sur un an (et + 19,5 % à périmètre constant). Plus impressionnant encore, l’EBITDA hors IFRS 16 grimpe de 72 %, atteignant 158 millions d’euros, soit 79 % à périmètre constant. "Nous sommes au rendez-vous de nos engagements. La très forte progression des marges opérationnelles illustre les effets positifs de notre plan de refondation", a commenté Laurent Guillot, directeur général d’emeis.

 

Plus de cessions que prévues ?

 

L’amélioration des marges, conjuguée à une réduction des dépenses de développement et à une gestion rigoureuse du besoin en fonds de roulement, permet à l’entreprise de maintenir son endettement net stable à 4,78 milliards d’euros à fin juin 2025. La trésorerie s’établit à 398 millions d’euros, tandis que le ratio dette nette sur EBITDA recule fortement : il passe de près de 23 fois en juin 2024 à 15,4 fois à fin juin 2025, contre 19,5 fois à fin décembre dernier.

À noter que le groupe avance également dans son programme de cessions d’actifs. Ainsi, depuis mi-2022, emeis a déjà sécurisé ou finalisé 1,15 milliard d’euros de cessions, dont 482 millions d’euros depuis janvier 2025. Surtout, 2 milliards d’euros de cessions supplémentaires sont actuellement en discussion, dont plus d’un milliard déjà en négociations très avancées, annonce l’entreprise estimant désormais que son objectif initial de 1,5 milliard d’euros de cessions avant fin 2025 pourrait être dépassé.

Fort de ces résultats, emeis a donc confirmé sa guidance pour l’exercice en cours, avec une hausse attendue de l’EBITDAR comprise entre + 15 % et + 18 % à périmètre constant.

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