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Accor résiste à un contexte macroéconomique tendu / Et à des effets de change qui impactent son bénéfice net
"Le groupe affiche une nouvelle fois une bonne dynamique malgré un contexte géopolitique complexe et l’impact des taux de change. Ces performances solides confirment la qualité de notre portefeuille de marques et la pertinence de notre présence géographique diversifiée et sont le fruit de la discipline opérationnelle et financière que le groupe met en œuvre trimestre après trimestre", a commenté Sébastien Bazin, président-directeur général d’Accor, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels de l’entreprise.
De fait, Accor a enregistré sur les six premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 2,745 milliards d’euros, en progression de 2,5 % en données publiées sur un an. "Les effets de change ont un impact négatif de 69 millions d’euros, liés essentiellement au real brésilien (-13 %), au dollar australien (-4 %) et au dollar canadien (-4 %). À taux de change constant, le chiffre d’affaires a progressé de 5,1 % sur le premier semestre ", précise le groupe.
Le RevPAR (revenu par chambre disponible), principal indicateur de performance hôtelière, a progressé de 4,6 % sur la période, tiré à la fois par une hausse des prix et, dans certaines régions, une amélioration du taux d’occupation.
Cette dynamique s’accompagne d’une nette amélioration de la rentabilité opérationnelle. L’excédent brut d’exploitation courant (EBE) atteint 552 millions d’euros au premier semestre, en hausse de 9,4 % en données publiées et de 13,4 % à taux de change constant par rapport à la même période l’année dernière.
Des disparités régionales notables
L’on notera que la performance du deuxième trimestre est marquée par des disparités selon les régions. Ainsi, la région Europe Afrique du Nord enregistre une croissance du RevPAR de 3,3 %, notamment grâce à une amélioration du taux d’occupation. En France, qui représente 43 % du chiffre d’affaires hébergement de la région, "la région parisienne a notamment bénéficié d’une base de comparaison favorable liée à l’effet pré-Jeux Olympiques de juin 2024 et d’une dynamique forte des flux touristiques. La performance de la province, quant à elle, a été plus modérée, son RevPAR renouant avec une croissance légèrement positive au deuxième trimestre 2025 ", indique le groupe.
En revanche, le Royaume-Uni et l’Allemagne affichent des reculs de RevPAR, impactés respectivement par un climat économique incertain et une base de comparaison élevée liée à l’Euro 2024.
La zone Moyen-Orient, Afrique et Asie-Pacifique progresse modestement (+ 1,2 %), grâce à une hausse des prix qui compense une légère baisse du taux d’occupation. Les Émirats Arabes Unis brillent par une croissance à deux chiffres, tandis que l’Arabie saoudite est pénalisée par des contraintes liées au pèlerinage du Hajj. Le Pacifique rebondit fortement après les perturbations liées à la tempête tropicale Alfred.
En Amérique latine, le Brésil, qui génère 62 % du chiffre d’affaires de la région, se distingue par une solide croissance de 9,1 % du RevPAR, portée par une demande soutenue de la clientèle d’affaires.
Luxe & Lifestyle, moteur de croissance
Le segment Luxe & Lifestyle enregistre une croissance du RevPAR de 7,0 % au deuxième trimestre. Dans le détail, le segment Luxe (+ 5,3 %) surperforme les segments Premium, Milieu de gamme et Économique (PM & E) dans toutes les zones géographiques.
Le Lifestyle connaît aussi une progression remarquable de 12,0 %, dopée notamment par la bonne tenue des resorts en Turquie, en Égypte et aux Émirats Arabes Unis. Au total, sur le semestre, le chiffre d’affaires de la division Luxe & Lifestyle atteint 1,312 milliard d’euros, en hausse de 5,6 % sur un an, et son EBE (excédent brut d’exploitation courant) bondit de 14,3 % à 224 millions d’euros
Confirmation des objectifs 2025
Malgré des performances opérationnelles en progression, le résultat net part du groupe a toutefois reculé à 233 millions d’euros, contre 253 millions d’euros au premier semestre 2024. Ce repli s’explique notamment, selon l’entreprise, par l’effet défavorable des variations de change (-21 millions d’euros au premier semestre) et la détérioration de la quote-part dans les résultats des sociétés mises en équivalence (-19 millions d’euros contre 49 millions en 2024), principalement liée à l’absence de plus-values exceptionnelles comme celles d’Essendi l’an dernier.
Pas de quoi toutefois ébranler la confiance d’Accor. L’entreprise a confirmé ses objectifs financiers pour 2025, à savoir une croissance du RevPAR entre + 3 % et + 4 % et une hausse de l’EBE courant entre + 9 % et + 10 % à taux de change constant. "À taux de change actuel, l’impact négatif attendu sur l’EBE courant annuel serait d’environ 60 millions d’euros ", précise l’entreprise.
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