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Bouygues Telecom et SFR entament la cession de leur coentreprise Infracos / Phoenix Tower International se renforce encore en France

Les deux opérateurs français poursuivent leur stratégie de rationalisation de leurs infrastructures en engageant des négociations exclusives avec Phoenix Tower International, filiale de Blackstone, pour céder Infracos, leur société commune dédiée à 3 700 sites passifs. Déjà partenaire de Bouygues depuis 2020 via une joint-venture majeure, PTI consolide ainsi son ancrage en France.
SFR et Bouygues Telecom (crédits Stéphane Mouchmouche et Emma Da Silva pour l'AFP)
SFR et Bouygues Telecom (crédits Stéphane Mouchmouche et Emma Da Silva pour l'AFP)

Bouygues Telecom et SFR franchissent une étape stratégique dans la gestion de leurs infrastructures passives en annonçant l’entrée en négociations exclusives avec Phoenix Tower International (PTI), société portefeuille de Blackstone, pour la cession de leur société commune, Infracos, détenue à parité depuis 2014. Pour mémoire, PTI collabore avec Bouygues depuis 2020 et la signature d’un accord sous la forme d’une joint-venture, avec Bouygues Telecom pour déployer près de 4 000 nouveaux sites mobile sur 12 ans à travers la France en dehors des zones très denses. Cette opération avait déjà permis permet à Phoenix d’étendre considérablement sa présence en France.

Créée dans le cadre des accords "Crozon" visant à mutualiser le déploiement de sites radios dans les zones moins denses, Infracos gère aujourd’hui près de 3 700 sites - essentiellement des infrastructures passives et les baux y afférents - mis à disposition de ses deux actionnaires via un contrat d’hébergement.

L’opération s’inscrit dans la tendance croissante de désengagement des opérateurs télécoms de leurs actifs passifs, afin d’optimiser leur structure financière et se concentrer sur leurs activités cœur, comme les services et la relation client. Bouygues Telecom précise que la transaction pourrait avoir un impact positif de 300 à 350 millions d’euros sur son endettement net.

Si toutes les étapes sont franchies, la transaction pourrait être finalisée d’ici la fin de l’année 2025, sous réserve notamment, précise le groupe Bouygues, de l’obtention des autorisations administratives nécessaires auprès des Autorités de Concurrence, de l’ARCEP et du ministère chargé de l’Economie au titre des investissements étrangers.

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