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Entreprises / Actions

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Des comportements de paiement quelque peu dégradés en France en 2024 / Les disparités sectorielles restent de mise

Malgré des comportements de paiement ayant fait état d’une légère dégradation en 2024, la France est restée positionnée sur le podium des meilleurs élèves en la matière, en Europe du Sud. Une région toutefois bien moins assidue sur ce plan que sa voisine d’Europe du Nord.
(Photo by Annabelle Hamil / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Annabelle Hamil / Hans Lucas via AFP)

"Depuis quelques mois, le volume des défaillances se stabilise à un niveau très élevé ; c’est aussi le cas des retards de paiement calculés par Altares qui, après s’être rapidement allongés de 2 jours en 2024, semblaient pouvoir se maintenir autour de 14 jours. Un déclin progressif des retards et cessations de paiement était donc envisageable pour 2025. Mais sans encore complètement renoncer à cet espoir, le
contexte international change la donne. Le risque commercial interentreprises comme le risque pays remontent en haut de la pile.",
annonçait Thierry Millon, directeur des études d'Altares, au début du mois d’avril, après la publication par l’organisme de l’analyse des défaillances d’entreprises sur le premier trimestre de l’année 2025. Des propos étayés par la dernière étude mondiale sur les retards de paiement publiée par Altares cette semaine, permettant donc aussi de mettre les chiffres de l'an passé en perspective avec les autres comportements de paiement dans les pays européens.

De fait, entre 2023 et 2024, la France a rencontré une légère hausse de ses retards de paiement (+ 1,2 %), accompagnée d’une baisse de la ponctualité de ces derniers, à hauteur de 2,6 %. En tout, moins de la moitié des paiements sont effectués dans l’Hexagone en temps et en heure, ce à hauteur de 45,7 %. En fonction des secteurs d’activité, les disparités restent au rendez-vous. Par exemple, au quatrième trimestre de 2024, celui de la construction apparaissait particulièrement exemplaire : les paiements réalisés aux dates prévues avaient atteint 61,5 %, tandis que ceux dépassant les 90 jours ne représentaient qu’une part de 4,6 %.

Sur le podium des bons élèves, également, le commerce retail et l’agriculture. Les paiements ponctuels y ont atteint, respectivement, des parts de 48,3 % et 48,7 % au quatrième trimestre de 2024. En revanche, ceux excédant 90 jours sont aussi plus élevés, représentant 7,2 % et 5,2 % dans chacun des deux secteurs.

 

Troisième position

 

En termes de retards, ce sont les services financiers qui pèchent le plus, avec une part de paiements supérieurs à 90 jours représentant 10,1 %. En leur sein, les acteurs de l’assurance et les brokers ont même fait état d’une baisse de 14,6 % sur un an des paiements réalisés aux bonnes dates.

Au sein de l’Europe du Sud, les entreprises françaises ne sont toutefois pas nécessairement celles à réaliser leurs paiements dans les pires délais. La proportion tricolore de 45,7 % de paiements réguliers l’installe en effet sur le podium des marchés les plus conformes, derrière la Slovénie (51,5 %) et la Hongrie (73,7 %). À l’inverse, la Roumanie, la Bulgarie et le Portugal peinent à atteindre 20 % des paiements effectués dans les délais.

Les pays d’Europe du Nord font quant à eux particulièrement bonne figure. Les meilleurs taux de paiement en 2024, réalisés à temps, y figuraient en effet. Le Danemark arrive en tête (94,2 %), suivi de la Pologne (87,5 %) et de la Russie (81,3 %). D’autant que certaines évolutions récentes témoignent d’une amélioration notable de ces comportements dans certains pays. Entre le quatrième trimestre de 2023 et celui de 2024, l’Irlande a enregistré une hausse de 15,1 % de ses paiements à l’échéance, et de 7,1 % au Royaume-Uni sur la même période.

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