Macro-économie / Taux
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Unédic : le retour à meilleure fortune reporté d’un an / Le désendettement reprendra son cours en 2027
L’Unédic devra attendre un an de plus pour réamorcer son désendettement. S’affichant à 59,6 milliards d’euros en 2024, la dette financière du régime de l’assurance-chômage devrait reprendre sa décrue non pas en 2026 comme il était prévu mais en 2027. Du fait de la présence de déficits au cours de cette année et la prochaine, elle va atteindre 60,3 milliards d’euros fin 2026. C’est ce qui ressort des nouvelles prévisions de l’organisme.
La conjoncture économique n’y est pas pour rien. "L’incertitude politique française est temporairement remisée au second plan alors que l’attention générale se tourne vers le contexte international particulièrement instable car marqué par l’escalade de mesures de protectionnisme commercial et leurs ripostes ainsi que certaines tensions géopolitiques", explique l’instance, qui juge que cela pourrait freiner les investissements et donc la croissance.
Auparavant l’organisation s’attendait à une croissance cumulée du Produit intérieur brut (PIB) en volume sur 2025 et 2026 de 1,7%. Le chiffre est revu à 1,5%. En conséquence de quoi, l’Unédic s’attend à une progression de 3,3% de la masse salariale sur deux ans, contre 4% auparavant, générant ainsi de moindres recettes. Du côté des dépenses, le nombre de chômeurs indemnisés, lui, ne va diminuer "que" de 94000 sur 2025 et 2026 contre 114 000 attendu précédemment.
Tant et si bien que le déficit du régime d’assurance chômage s’élèvera à 300 millions d’euros cette année et 400 millions d’euros en 2026, contre respectivement 200 millions d’euros et un excédent de 200 millions d’euros.
En 2027, le régime devrait afficher un excédent de 5,3 milliards d’euros. Cela serait rendu possible grâce à l’amélioration de la situation économique mais surtout parce que les prélèvements de l’Etat devraient cesser (ils atteindraient en tout 12,05 milliards d’euros entre 2023 et 2026). Ces prélèvements servent au financement de France Compétences et France Travail et se traduisent par de moindres compensations sur les allègements généraux de cotisations patronales, et par conséquent une réduction des recettes perçues pour l’Unédic.
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