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Fnac Darty compte bien s’appuyer sur l’avantage international que lui offre Unieuro / Une acquisition ouvrant plusieurs champs des possibles
Le 11 juin prochain, Fnac Darty organisera une journée investisseurs pour leur présenter un nouveau plan stratégique. De quoi permettre à l'enseigne d'inclure Unieuro dans ses ambitions actualisées, l’homologue italien de Darty, sur lequel il a mis la main en fin d’année dernière. Une opération structurante pour l’entreprise, a rappelé son directeur général Enrique Martinez lors de son assemblée générale des actionnaires, réalisée dans les temps impartis, au prix souhaité, et dont l’intégration se déroule comme prévu. "Le groupe a fêté, l’année dernière, ses 70 ans. Nous n’avons jamais eu une participation de l’international aussi importante dans notre histoire", a expliqué le dirigeant. Grâce à cette opération, le chiffre d’affaires réalisé hors de France va dépasser 40 % de l’activité du groupe. "S’étendre à l’international et y avoir des parts de chiffre d’affaires significatives a toujours fait partie des grands objectifs de nos plans stratégiques. Grâce à cette acquisition, ces ambitions deviennent réalité. Ce n’est que le début. Si nous avons fait cette opération, ce n’est pas seulement pour consolider l’entreprise (dans nos comptes), c’est pour en faire un levier de croissance pour le groupe à l’avenir", a-t-il assuré.
D’autant que, a rappelé le président du conseil d’administration Jacques Veyrat, en réponse à un actionnaire, grandir en taille est un atout indéniable dans le secteur d’activité de Fnac Darty. "Cela nous rend plus forts face à nos fournisseurs, notamment asiatiques. Il est important d’avoir une taille critique et dans chaque pays. La part de marché cible est de 25 %. Avec Unieuro, nous atteignons les 17 % en Italie sur nos marchés et notre objectif sera de le développer pour se rapprocher des 25 %, voire de viser les 30 %. Nous sommes dans des conversations avec les autorités de concurrence, mais le but sera de faire de l’Italie notre deuxième pays, avec une part de marché presque aussi importante que celle que nous avons en France".
Une identité qui restera
Le groupe et ses 828 points de vente y occupent à date la première position, tout comme en Italie, et se positionne en tant que numéro deux sur ses autres principaux marchés que sont la Belgique, l’Espagne, le Portugal et la Suisse. Des ambitions de développement pour Unieuro qui devraient donc être plus amplement détaillées dans une dizaine de jours, qui laisseront toutefois la marque intacte. "Nous sommes ravis de l’avoir parmi nos actifs, c’est une marque respectée et connue en Italie, qui s’est aussi construite au travers d’acquisitions. Elle est leader en Italie. Fnac Darty n’est pas une marque, c’est un groupe", a illustré Enrique Martinez.
Une dimension internationale et de taille à laquelle s’ajoutent forcément les avantages financiers de l’opération. Déjà, parce que son schéma de financement a permis au groupe de ne pas avoir d’impact sur son levier d’endettement. D’autre part, sur le plan des résultats : en intégrant Unieuro, le chiffre d’affaires 2024 du groupe est passé de 7,9 milliards d’euros à 10,5 milliards d’euros, tandis que plus de 20 millions d’euros de synergies opérationnelles sont attendues en année pleine. La marge brute, en revanche, est retombée de 30,6 % hors Unieuro, à 28,2 % en l’intégrant. A un actionnaire qui s’inquiétait à ce propos, Enrique Martinez a indiqué : "Il y a un effet de dilution du taux, puisque la marge brute d’Unieuro est plus basse que la nôtre. Mais après les synergies, nous espérons les ramener au plus haut".
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