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Arverne Group veut renforcer sa position dans Lithium de France / Une opération financée en actions
Lithium de France devrait voir son actionnariat évoluer. Arverne Group a annoncé son entrée en négociations avec Hydro Energy Invest AS, une filiale du groupe norvégien Norsk Hydro, afin d’augmenter sa participation dans Lithium de France, l’une des filiales au travers de laquelle opère le spécialiste de la géothermie et la production d’énergie renouvelable de sous-sol.
Dans le détail, la transaction projetée consisterait, pour Hydro Energy Invest, à apporter ses actions dans Lithium de France. Un apport qui serait rémunéré par des actions de l’entreprise fondée et présidée par Pierre Brossollet. "Cette opération permettrait de reluer Arverne Group dans Lithium de France tout en renforçant la structure actionnariale d’Arverne Group par l’entrée au capital d’un acteur majeur dans l’énergie", se félicite l’entreprise.
Si elle aboutit, cela permettrait à Arverne Group et Equinor Ventures de devenir les principaux actionnaires de Lithium de France. Une manière, pour l'entreprise française, de renforcer sa position dans cette filiale qu'elle a elle-même créée en 2020, positionnée sur la valorisation des eaux géothermales alsaciennes, visant d’une part à fournir de la chaleur et, d’autre part, à produire du lithium destiné au secteur de la mobilité électrique. De quoi également réaffirmer son ancrage sur un marché porteur. "Cette avancée est d’autant plus stratégique que, selon nous, les revenus de Lithium de France devraient constituer la majeure partie des revenus du groupe à horizon 2031 (74 %) pour un démarrage de la production prévue dès 2028", estime le cabinet Oddo BHF.
Phase d’industrialisation en approche
Lithium de France n’est pas encore opérationnelle. Arverne Group, qui s’est introduit à la Bourse de Paris en septembre 2023, tire pour l’heure essentiellement ses revenus de ses activités de forage, réalisées pour compte de tiers. En revanche, le groupe se rapproche de la phase d’industrialisation de Lithium de France, notamment grâce à la finalisation récente d’une étude de pré-faisabilité.
Le choix du produit, de la technologie d’extraction, le coût de la production du lithium ou encore les investissements et la production visée ont ainsi été arrêtés. Cette dernière devrait s’élever, à horizon 2031, à environ un tiers de la demande française estimée en 2035, indique le groupe, prévoyant également une multiplication par cinq de la demande mondiale de lithium d'ici à 2040, tandis que l’offre anticipée serait insuffisante.
La réalisation de l’opération reste pour l’heure soumise à la signature d’accords définitifs et aux conditions usuelles en la matière. "La valorisation de l’opération, ainsi que son impact sur la structure capitalistique, dépendront des termes qui seront arrêtés à l’issue des négociations en cours", relève Oddo BHF.
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