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Macro-économie / Taux

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France : un printemps qui ne devrait pas être catastrophique / La Banque de France anticipe une légère hausse de l’activité ce trimestre

Malgré un contexte d’incertitude inédite pour le secteur industriel hexagonal depuis plus de deux ans, le Produit intérieur brut (PIB) de la France devrait enregistrer une légère augmentation au deuxième trimestre.
Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Nous sommes dans le ni-ni, ni récession, ni inflation". Voilà comment Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et des relations internationales de la Banque de France, a résumé le diagnostic de l’institut d’émission sur l’état de l’économie hexagonale, à l’occasion d’une conférence de presse. La Banque centrale prévoit une légère hausse du Produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre sans donner de chiffre précis.

Pour mémoire, le PIB a augmenté de 0,1 % au cours des trois premiers mois de l’année. "Cette prévision est toutefois encore très préliminaire, en raison du calendrier particulier de ce mois de mai [congés et fermetures liés au positionnement des jours fériés, ndlr] et des incertitudes sur les droits de douane ", expliquent les économistes de la Banque de France dans leur nouvelle enquête de conjoncture.

L’un des points saillants de cette dernière, menée auprès d’environ 8 500 entreprises ou établissements entre le 28 avril et le 6 mai, a trait à l’incertitude. L’indicateur mensuel sur la question, construit à partir d’une analyse textuelle des commentaires des entreprises sondées, augmente légèrement dans l’industrie et les services, alors qu’il poursuit son repli dans le bâtiment.

"Les chefs d’entreprise mentionnent les droits de douane comme source d’incertitude, sans que cela se traduise pour le moment selon eux par un recul significatif de leur activité, à l’exception de l’industrie agroalimentaire (filière viticole)", fait savoir la Banque de France. "Le niveau sensiblement plus élevé de notre indicateur dans l’industrie comparativement aux services et au bâtiment témoigne vraisemblablement du fait que les facteurs internationaux dominent désormais les facteurs nationaux en matière d’incertitude", a indiqué Olivier Garnier.

Dans ses dernières projections pluriannuelles parues en mars, l’institution de la rue Croix-des-Petits-Champs chiffrait à 0,1 point de PIB l’impact négatif de l’incertitude liée aux tensions commerciale sur la croissance pour 2025. "Nous ferons un nouveau point sur l’estimation de cet effet lors de nos projections de juin", a souligné Yannick Kalantzis, directeur de la conjoncture et des prévisions macroéconomiques de la Banque de France.

Rappelons qu’à date la Banque centrale anticipe une hausse de 0,7 % du PIB français en 2025.

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