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Le cercle vertueux s'amplifie chez Danone / La génération de cash-flow renforce les bases du groupe

En 2024, Danone a confirmé les progrès de sa stratégie de croissance, marquée par un effet volume-mix durablement positif. Le cash-flow généré a contribué à renforcer la situation financière du groupe, qui aborde 2025 avec de solides perspectives, prêt à atteindre le haut de sa fourchette d’objectif de croissance.
Antoine de Saint-Affrique, le directeur général de Danone - Photo by Emmanuel DUNAND / AFP
Antoine de Saint-Affrique, le directeur général de Danone - Photo by Emmanuel DUNAND / AFP

Danone a consolidé tout au long de 2024 le cercle vertueux de sa nouvelle dynamique. Depuis le retour à la croissance de ses volumes de ventes il y a un peu plus d’un an, le groupe dirigé par Antoine de Saint-Affrique a amplifié la tendance. Derrière la hausse limitée (+0,9%) du chiffre d’affaires de l’entreprise au quatrième trimestre, liée à la cession des produits laitiers bio américains, les progrès sont bien réels. La croissance organique enregistrée par le deuxième groupe agroalimentaire français (derrière Lactalis) s’est accélérée à 4,7% sur les trois mois d’octobre à décembre après 4,1% sur les neuf premiers mois de l’année écoulée.

Le plus significatif dans cette performance est donc qu’elle traduit la montée en puissance de l’indicateur clé dit "volume/mix", qui reflète à la fois la progression des volumes et l’orientation des ventes vers les produits les plus rentables. Celui-ci a atteint 4,2% au quatrième trimestre, après 3,6% au troisième, 2,9% au deuxième et 1,2% au premier, marquant précisément le sixième trimestre consécutif d’amélioration.

 

La transformation en Europe est en marche

 

Dans le détail, c’est le segment Eau qui a affiché la meilleure performance, avec une croissance organique de 5,1 %, atteignant 5 milliards d’euros. Vient ensuite la Nutrition Spécialisée, qui a enregistré une progression de 4,6 % de ses ventes à données comparables. Mais c’est logiquement l’activité des produits laitiers frais et d’origine végétale, l’EDP ("Essential Dairy & Plant-based Products"), représentant la moitié des ventes, qui suscite le plus d’attention. Elle a connu une croissance organique de 3,8 % l’an dernier. Fait marquant : bien que modeste, l’augmentation de 0,9 % en Europe constitue la première hausse en dix ans, un indicateur fort du changement en profondeur qui est à l’œuvre.

"En Europe, la transformation du portefeuille porte désormais ses fruits", a souligné Antoine de Saint-Affrique lors de la conférence téléphonique avec les analystes. Et à l'échelle de l'ensemble du groupe, "conformément à notre stratégie Renew Danone, nous avons poursuivi l'amélioration de la qualité de notre croissance. En trois ans, nous avons évolué d’un effet volume-mix négatif à un effet durablement positif, contribuant à plus de 3 % de croissance en 2024.", a expliqué le dirigeant.

De telle sorte que le cercle vertueux se renforce : grâce à cet effet volume-mix redevenu positif dans ses usines, "nous bénéficions d’un levier opérationnel accru", a-t-il poursuivi. "Combiné à une nouvelle année de gains de productivité record, cela nous permet d’investir davantage dans nos marques et nos capacités, tout en dynamisant nos catégories de manière proactive et en améliorant notre rentabilité.", a rappelé Antoine de Saint-Affrique.

Le résultat opérationnel courant a ainsi progressé de 2,2% sur un an, atteignant 3,6 milliards d’euros, dépassant les 3,5 milliards d’euros attendus par le consensus des analystes, faisant ressortir une marge opérationnelle de 13%, en hausse de 39 points de base. Si bien que Danone a dégagé l’an dernier un résultat net de 2,02 milliards d'euros en 2024, plus du double de 2023, lorsque le groupe avait dû déconsolider ses activités en Russie et inscrire une dépréciation pour la vente des activités de produits laitiers biologiques aux Etats-Unis.

 

Des perspectives en phase avec les ambitions à moyen-terme

 

Autre caractéristique marquante des résultats 2024 : le free cash-flow atteint de 3 milliards d’euros. Bien que ce niveau ne puisse encore être considéré comme structurel, "nous avons franchi une étape décisive vers cet objectif, prouvant ainsi la capacité de notre organisation à générer un cash-flow élevé", a souligné pour sa part Juergen Esser, directeur financier de Danone. Ces 3 milliards ont permis au groupe de réduire significativement son endettement, ramené à 8,6 milliards d'euros en 2024, plaçant ainsi Danone dans la fourchette inférieure de son ratio de levier d’endettement, à 1,9 fois la dette nette sur Ebitda. De quoi renforcer les marges de manœuvres de l’entreprise en matière de croissance externe.

Pour 2025, les perspectives fournies par le groupe sont alignées avec les objectifs de moyen terme de la nouvelle phase du plan Renew pour la période 2025-2028. Danone prévoit une croissance de son résultat opérationnel courant supérieure à celle de son chiffre d'affaires, dont la progression en données comparables est estimée entre 3 % et 5 %. Toutefois, selon AlphaValue, cabinet de recherche indépendant, la solidité de l'exécution et l'amélioration continue de la rentabilité placent Danone dans une bonne position "pour réaliser une croissance dans la fourchette moyenne à supérieure de ses prévisions".

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