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Stellantis / Termoli / Hybride / ACC

Stellantis presse le pas sur la production hybride / Le site italien de Termoli sera (finalement) mis à contribution

Dans l’objectif de mettre un coup d'accélérateur à son offre de véhicules hybrides, dont la demande grandit en Europe, le constructeur automobile va également produire leur mécanique de transmission sur son usine de Termoli, en Italie, qui devait initialement faire partie des sites mis à contribution dans les projets de giga-factories de batteries électriques d'ACC. 
(Photo by Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Le site italien de Stellantis à Termoli va monter en puissance. Mais au travers d’un projet un peu différent de ce qui avait initialement été prévu. Le constructeur automobile a fait savoir que la transmission eDCT (Electrified Dual Clutch Transmission, qui sert les modèles hybrides) allait y être produite à compter de l’année prochaine. À l’origine, il faisait partie des trois projets de giga-factories d’Automotive Cells Company (ACC), la co-entreprise de Stellantis, TotalEnergies et de Mercedes-Benz, qui porte la production de batteries électriques. L'usine de Termoli, qui fabrique pour l'heure des moteurs, devait donc être transformée à cet effet.

Mais au mois de juin dernier, les prévisions d’investissements avaient finalement été révisées à la baisse. Alors que le site du Nord de la France est déjà opérationnel, les projets des usines allemande et italienne avaient quant à eux été mis en pause. Une suspension alors expliquée par l’évolution des technologies des batteries, dans un environnement de marché morose pour les véhicules électriques. Désormais, place au cap sur l’hybride.

L’objectif sera de produire 300 000 unités de eDCT par an, ce qui fera de Termoli le troisième pôle de production de Stellantis pour cette transmission, aux côtés des usines de Mirafiori, toujours en Italie et de Metz, en France. Il faut dire que la demande pour les véhicules hybrides électriques va en grandissant. En 2024, leurs immatriculations de voitures neuves étaient en deuxième position dans l’Union européenne (UE).

 

Acquisition utile

 

Elles ont représenté près de 31 % des parts de marché en UE, juste derrière les voitures à essence (à 33,3 %) et encore loin devant les véhicules à batteries, à 13,6 %, selon les chiffres de l’ACEA. Soit une augmentation assez nette par rapport aux 25,8 % de 2023. "Pour faire face à la demande croissante de composants clés de la transmission eDCT, les niveaux de production des composants seront [aussi] augmentés à Sint Truiden [en Belgique] et aussi à Metz, où une nouvelle ligne d’assemblage sera également installée", ajoute Stellantis.

L’initiative s’inscrit dans la logique de l’acquisition par le groupe, à la fin du mois de janvier, de l’intégralité des parts d’une co-entreprise qu’il avait créée en 2018 avec la société belge Punch Powertrain. Une manière de prendre la main sur tout le contrôle du processus de développement et de production de la transmission hybride. Stellantis avait alors prévenu : cette transaction aurait un impact direct sur les usines de Metz et de Mirafiori du groupe né de la fusion Fiat Chrysler-PSA. Celle de Termoli vient ainsi s’ajouter à la liste.

"De cette manière, Stellantis réaffirme son engagement envers les usines italiennes, conformément au plan industriel présenté en décembre dernier au Ministère des Entreprises et du Made in Italy, ainsi que les plans de développement pour les usines françaises, qui ont fait l’objet de trois milliards d’investissement d’euros dans les cinq dernières années (..)", ajoute le groupe.

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