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Brookfield parachève sa prise de contrôle de Neoen / Un dernier pas vers le retrait de la Bourse de Paris

Avec le lancement de son offre publique d’achat simplifiée, Brookfield s’apprête à finaliser sa prise de contrôle de Neoen. Une étape majeure marquée par une recomposition du conseil d’administration et marquant le début d’une nouvelle ère pour le producteur français d’énergies renouvelables.
Le passage sous pavillon canadien du producteur d'énergies renouvelables Neoen est en voie de finalisation
Le passage sous pavillon canadien du producteur d'énergies renouvelables Neoen est en voie de finalisation

C’est fait. Par l’intermédiaire de BNP Paribas et Société Générale, Brookfield a déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) son projet d’offre publique d’achat simplifiée (OPAS) visant les titres Neoen non encore en sa possession. Il s’agit de la dernière étape du projet annoncé en mai dernier, lorsque les actionnaires du premier producteur indépendant français d’énergies exclusivement renouvelables étaient entrés en négociations exclusives avec le fonds canadien. Discussions qui avaient débouché fin juin sur le contrat de cession par les actionnaires clés de Neoen d’un bloc de 53,12 % du capital de Neoen au prix de 39,85 euros par action.

Ces actionnaires clés étaient Impala, le fonds d’investissement de Jacques Veyrat, actionnaire de la première heure et premier actionnaire avec 42,2 % du capital de Neoen à fin 2023, mais aussi le Fonds Stratégique de Participations des assureurs français (6,9 %), ainsi que Cartusia, le véhicule d’investissement du fondateur et patron de l’entreprise (0,8 %), Xavier Barbaro, qui possédait lui-même des parts avec les membres de sa famille (0,5 %). Sans oublier les fonds Céleste Management (2,5 %) et Mosca Animation Participations & Conseil (0,55 %).

L’acquisition du bloc est intervenue le 27 décembre, Brookfield étant parvenu à obtenir durant cet intervalle de six mois l’ensemble des autorisations réglementaires nécessaires, y compris les autorisations requises en matière de contrôle des concentrations et des investissements étrangers.

Il ne reste donc plus maintenant à Brookfield qu’à mettre la main sur le solde des actions et des obligations à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes (Oceane) de Neoen au prix de 39,85 euros par action, de 48,14 euros par OCEANE émise en 2020 et de 101.382 euros par OCEANE émise en 2022. Et ce, sachant que Bpifrance, qui était entré en 2014 au capital de Neoen, s’est engagé à apporter à l’offre l’ensemble de ses titres, représentant 4,36 % du capital.

 

Un conseil d’administration déjà recomposé

 

Alors qu’au 2 janvier 2025, Brookfield détenait "directement et indirectement, seul et de concert" 53,81 % du capital et des droits de vote de Neoen, selon un avis publié jeudi soir par l’AMF, l’enjeu pour le fonds canadien est maintenant de porter sa participation à au moins 90 % du capital, ce qui lui permettra de mettre en œuvre le retrait obligatoire de Neoen de la Bourse de Paris.

En attendant, le changement d’actionnaire principal a d’ores et déjà entraîné une recomposition du conseil d’administration du groupe. Simon Veyrat, Stéphanie Levan et le représentant du Fonds Stratégique de Participations, Christophe Gégout, ont quitté leurs fonctions d’administrateurs, tandis que Jacques Veyrat a démissionné de son poste de censeur. Pour les remplacer, trois représentants de Brookfield – Ines Bargueno, Ignacio Gomez-Acebo et Ignacio Paz-Ares – ont été cooptés. Une transition qui scelle l’influence du fonds canadien sur la gouvernance de Neoen.

Une fois totalement achevée, l’opération viendra enrichir le portefeuille français de Brookfield. Celui-ci inclut déjà Data4, un acteur majeur des data centers européens, ainsi que les activités hexagonales de HomesServe, spécialisé dans la décarbonation résidentielle. Il compte également Castignac, un gestionnaire logistique intégré verticalement, le groupe UXCO, dédié aux logements pour étudiants et jeunes professionnels, et un partenariat avec Experimental Group, opérateur de boutiques-hôtels. TDF, gestionnaire indépendant de plus de 7 000 antennes de télécommunication, complète cet ensemble.

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