Lazard truste la première place du classement des M&A en France
C’est un record. Avec 1,11 milliard de dollars de revenus au premier semestre, soit une progression de 20% en un an, Lazard atteint une valeur d’activité historique pour le groupe. Et qui permet du même coup de porter le bénéfice semestriel à 167 millions de dollars, ce qui représente un bond de 72% par rapport au premier semestre 2013!
Des résultats exceptionnels qui ont immédiatement suscité l’enthousiasme de Wall Street, suite à leur publication hier. Le cours du titre, qui a déjà augmenté de 10,5% au cours du semestre, a ouvert en hausse de 1,5% à 51,60 dollars. Autre facteur de satisfaction pour les actionnaires, la valeur du bénéfice par action au deuxième trimestre a pointé à 64 cents, surpassant les attentes de tous les analystes, qui n’espéraient « que » 57 cents.
Cette réussite doit beaucoup à la très nette reprise des M&A au sein de la banque franco-américaine Cette activité a même dépassé la gestion d’actifs, traditionnellement le premier métier de la banque !
Et ceci grâce à des opérations de grande envergure, portant sur des deals transfrontaliers. Sur un métier dont l’activité a globalement progressé (75% d’augmentation au premier semestre sur un an), Lazard s’est notamment illustrée dans l’acquisition de Direct TV par ATT (67,1 milliards de dollars) et dans le rachat de Lorillard par Reynolds (27,4 milliards de dollars). Lazard a ainsi été en première ligne d’un tiers des opérations supérieures à 10 milliards de dollars. Des résultats qui permettent à la banque franco-américaine de truster la première place du classement M&A en France.
Même si elle a été quelque éclipsée par le M&A, la gestion d’actifs a également affiché des résultats probants. Au-delà des revenus évalués à 548 millions de dollars et en progression de 14% sur l’année, Lazard a surtout dépassé le seuil des 200 milliards de dollars d’actifs sous gestion (205 milliards au total). La banque profite à ce titre d’une dynamique sur le marché actions tout comme dans la collecte. Alors que le groupe avait enregistré 5,1 milliards de dollars de sorties nettes il y a un an, la collecte s’est établie cette année à 5,6 milliards de dollars.
Tous les voyants sont donc au vert. Et la bonne dynamique perçue au premier semestre risque fort de se confirmer sur le reste de l’année. « Il y a un bon "momentum" sur le marché M&A. Nous sommes entrés dans une phase plus stratégique et transfrontière ». Mathieu Bucaille, le directeur financier de la banque, annonce déjà la couleur.
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