Régulation / Concurrence / Régulation / Banque-assurance
Régulation / Concurrence
Régulation / Banque-assurance
Bâle IV : un accord trouvé le mois prochain ?
Les négociations sur Bâle IV traînent en longueur et certains officiels commencent à perdre patience. C’est le cas du secrétaire général du Comité de Bâle, William Coen, qui a assuré hier que les négociations avançaient à grands pas, considérant qu’il était temps d’arriver à un accord. Et pour cause, les négociations sur les nouvelles règles bancaires mondiales sont au point mort depuis janvier dernier, où une réunion devant permettre d’arrêter ces règles avait été repoussée sine die. Mais il faut croire que les autorités bancaires des différents membres de Bâle ont réussi à trouver un compromis, notamment sur le point qui restait en suspens : le plancher de fonds propres même pour les banques utilisant un modèle interne pour valoriser leurs actifs.
Quoi qu’il en soit, les banques américaines qui appuyaient la mise en place d’un plancher élevé de fonds propres semblent avoir obtenu gain de cause. Elles avaient proposé le principe que ces fonds ne puissent descendre sous un plancher de 60 à 90% des actifs. Un seuil que les banques européennes et japonaises trouvaient bien trop élevé, étant donné leur mode de financement. En effet, les banques américaines refinancent leurs opérations de prêts sur les marchés de capitaux, choses que ne font pas les banques d’autres pays. Une nouvelle proposition de plancher à 70-75% pourrait faire l’unanimité.
C’est en tout cas le message qu’a souhaité faire passer William Coen hier lors d’une conférence. Admettant que la question du niveau plancher faisait encore partie des discussions, « avec le soutien de l’ensemble des acteurs pour arriver à un accord, et notamment celui des acteurs du secteur bancaire, j’ai bon espoir que nous puissions finaliser les réformes dans un futur proche », a-t-il ainsi indiqué hier. Cela pourrait intervenir lors de la prochaine réunion du Comité de Bâle qui se tient les 14 et 15 juin. Mais déjà les rumeurs vont bon train. En effet, les Etats-Unis et Donald Trump, cherchant à réduire le poids de la réglementation bancaire pour que les établissements financiers puissent prêter davantage, seraient absents de la table des négociations. « Mais cela n’arrivera pas » insiste William Coen. Quoi qu’il en soit, si les négociations aboutissent mi-juin, cela sera un bon signal pour la prochaine réunion du G20 en juillet prochain.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

