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Cadeaux en vue pour les actionnaires des banques américaines
Les banques américaines affichent une santé presque insolente quand on la regarde depuis l’Europe. Tous les grands établissements du pays ont en effet annoncé des résultats annuels 2016 et sur le premier trimestre plus que bons. Et le constat est là : les plus grandes banques américaines ont largement de quoi faire face aux chocs les plus importants qui pourraient survenir au niveau financier. Ce jeudi, elles vont se prêter au jeu des stress tests pour la septième fois et pour les analystes de Goldman Sachs, environ une douzaine des banques qui passeront le test se verront demander de rembourser les actionnaires de l’excès de capital qu’elles pourraient avoir. Ainsi pour les analystes, les banques qui pourraient rembourser 100% de leurs revenus via des dividendes et des rachats d’actions pourraient notamment inclure Citigroup ou encore Morgan Stanley. Une série de stress tests qui arrive alors même que l’administration Trump veut déréguler le système financier et par là, relancer le crédit que les banques disent ne plus pouvoir faire, du fait des contraintes en capital.
Et même en imposant des critères de stress tests très forts et le scénario de crise le plus pessimiste, les grands établissements seraient en excès de capital. « Poursuivre l’activité avec le minimum de capital pourrait causer quelques maux de têtes à certaines banques et aux régulateurs, car cela laisserait peu de coussin de sécurité suffisant pour continuer leur activité », déclare ainsi au FT Michael Alix, associé chez PwC. Un comble lorsque l’on regarde de ce côté là de l’Atlantique, où certes, la plupart des grands établissements disposent d’un coussin plutôt épais de capitaux. Mais d’autres banques, comme certaines en Italie ou en Espagne ont bien du mal à afficher une même santé financière et un tel coussin de sécurité.
Jeudi prochain, la Fed va tester le scénario le plus dur qu'elle n'a jamais imposé : avec un pic de chômage très important et un crash des prix de l’immobilier commercial. Les banques devront ainsi présenter les mesures d’impact de ce scénario sur les 9 prochains trimestres. Le mercredi suivant, la Fed devrait nommer les banques qui sont autorisées à retourner du capital à leurs investisseurs l’an prochain. Par ailleurs, 13 des plus grosses banques et prêteurs les plus aguerris seront sujets à des test additionnels pour estimer leur capacité à gérer leur capital en cas de choc. Quoi qu’il en soit pour les actionnaires américains, cela pourrait être le jackpot rapidement pour les banques qui rembourseront leur capital. En effet, depuis la crise financière de 2008, les fonds propres des huit plus grands établissements ont doublé pour représenter près de 800 milliards de dollars. De quoi avoir un bon matelas.
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