Régulation / Concurrence / Régulation
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Régulation
L'AMF et l'ACPR s'unissent pour booster les FinTech
Abréviation pour ‘Finance’ et ‘Technologie’, la FinTech est ce processus par lequel les entreprises utilisent les technologies de l'information et de la communication pour livrer des services financiers de façon plus efficace et moins coûteuse. Mais cette vague d’innovations n’est pas sans inquiétudes, et suscite notamment la méfiance des instances de régulation.
Raison pour laquelle l’AMF, plusieurs sociétés innovantes, les pouvoirs publics et les autorités de supervision ont décidé de se réunir pour la première fois dans le cadre d’un forum afin d’élaborer une feuille de route, à la recherche du plus large consensus sur les manières de faire et les modalités d’encadrement du secteur.
Véritable espace consultatif sous l’égide du numéro un de l’AMF Gérard Rameix et du gouverneur de la Banque de France, et président de l’ACPR, François Villeroy de Galhau, était également présente la Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Axelle Lemaire.
A l’occasion de cette première réunion, celle-ci a mis en avant le « facteur essentiel » que constitue une réglementation adaptée pour « assurer l’attractivité de la place financière de Paris pour les FinTech, en particulier dans le contexte actuel marqué par le Brexit ». Dans cet esprit, la ministre a estimé que « la France ne tirait pas suffisamment son épingle du jeu face à d’autres pays plus en phase avec la transition numérique », évoquant à contre-coeur un rapport faisant l’éloge de l’attractivité allemande. Rappelant ensuite le « potentiel existant de la France en matière de Crowdfunding et de Blockchain », Axelle Lemaire a terminé en soulignant le rôle essentiel que devait jouer le régulateur et son « soft power » dans cette quête d’attractivité.
Pour Gérard Rameix, « la transition numérique qui s’accélère dans le domaine des services financiers implique un profond changement de nos repères ». Considérant la transparence et la traçabilité comme des éléments « essentiels et aux nombreux bénéfices », le président de l’AMF s’est engagé à « accompagner ceux qui innovent en leur permettant d’installer leurs activités sur un terrain sécurisé, propice au développement et garant d’une protection efficace », mettant ainsi en avant la notion de confiance que les épargnants ont besoin d’avoir en ces nouvelles offres.
François Villeroy de Galhau a quant à lui affiché son ambition de mettre sur pied « une place d’excellence tant par le niveau de sécurité que d’adaptation des réglementations, susceptibles à ce titre d’attirer les meilleures initiatives en matière de FinTech et d’innovation financière », avant de mettre en avant la nécessité de créer un « processus d’adaptation mutuelle et de confiance ».
Reste à voir maintenant comment vont se concrétiser toutes ces professions de foi.
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